Jean-Pierre Dubois un jour de courses à Paris-Vincennes.
© Elise Fossard
LES AUTRES CASQUETTES
DU MAÎTRE-ÉLEVEUR
Par Mélodie Janvier
Avant de devenir un pionnier du croisement franco-américain, Jean-Pierre Dubois est aussi un entraîneur-driver de premier plan. Tête de liste des entraîneurs à plusieurs reprises, sa signature? Un mélange subtil de rigueur, de travail, et une sélection rigoureuse des lignées, le tout au service de la performance.
Jean-Pierre Dubois, c’ est d’ abord une longévité exceptionnelle. Il a débuté en compétition à l’ âge de 13 ans, au milieu des années 50, avant d’ être auréolé d’ un premier titre, celui de meilleur apprenti de France. Mais c’ est dans les années 1970-80 qu’ il devient une figure incontournable, en remportant un premier Prix d’ Amérique à 39 ans au sulky d’ High Echelon. Le pilote avait su se faire oublier dans le parcours pour venir toiser ses rivaux aux abords du poteau. Une tactique qui sera très souvent employée par le driver. S’ il remporte son premier Prix d’ Amérique à l’ aube de la quarantaine, Jean-Pierre Dubois n’ attendra pas si longtemps pour s’ installer à son compte. À tout juste 18 ans, en 1958, celui que l’ on appellera plus tard le « chef » s’ installe en tant qu’ entraîneur au Haras de la Beauvoisinère, à Echauffour, dans l’ Orne. Sous cette casquette, il remportera à nouveau le Prix d’ Amérique, en 1982, avec Hymour. Une victoire éclatante, et pourtant, le cheval avait connu divers entraîneurs auparavant et des performances en demi-teinte. Cette même année, comme metteur au point, il remportera 49 courses pour un total de 406 partants. Un nombre de victoires qu’ il ne cessera de dépasser jusqu’ en 2005, chaque année, exception faite des années 1997 et 2001. Preuve d’ une longévité rare et d’ une régularité indéniable,
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