Par Serge Okey
Galorama. Connaissez-vous bien Jean-Pierre Dubois ?
Alain de Royer-Dupré . Honnêtement, non. Une fois, j’ai eu un cheval à lui, il y a une vingtaine d’années. Il a très bien couru, mais je ne sais pas pourquoi, il me l’a retiré. Après, on s’est rencontré à quelques reprises, encore récemment. On est tous admiratifs de son œuvre. Il a réussi tout ce qu’il a touché.
G. Vous qui avez côtoyé tout le gratin :
existe-il un équivalent ?
A.R-D. Non. Un tel éclectisme, c’est vraiment une empreinte particulière. Il a su créer une organisation basique et efficace à la fois. Je ne sais pas s’il faut essayer de le copier ou non, mais on ne peut que l’admirer.
G. Ses principales qualités d’après vous ?
A.R-D. Il ne fait rien de superficiel. Ce qui compte pour lui, c’est le naturel. C’est quelqu’un de très pragmatique, une qualité peut-être plus courante dans le milieu de trot. Jean-Pierre Dubois, c’est un homme qui a les pieds sur terre. Il ne cherche pas ce qui se voit, mais ce qui fonctionne.