RENCONTRE
DÈS MON ENTRÉE À L’ AFASEC, ON ENTENDAIT PARLER QUE DE CETTE MAGNIFIQUE CASAQUE
Clément Lecœuvre
vais avec grand plaisir. Je me suis toujours rendu disponible et on peut dire qu’ ils m’ ont bien rendu la pareille. Merci à eux. Je ne m’ attendais pas à autant, mais ça me va très bien! J’ ai réalisé un de mes rêves en remportant un Groupe avec ces prestigieuses couleurs. Dès mon entrée à l’ AFASEC, on entendait parler que de cette magnifique casaque. »
Une révélation
Passé par l’ école des jockeys de Chantilly, ce sportif et compétiteur dans l’ âme a vite attrapé le virus des courses, après avoir participé au Championnat de France de CSO avec son poney dans sa jeunesse: « Mes parents n’ étaient pas particulièrement intéressés par les courses, mais m’ ont toujours soutenu. Je n’ étais jamais allé sur un hippodrome, mais dès que j’ ai vu qu’ on pouvait associer cheval et compétition, j’ ai tout de suite accroché », reconnaît-il. Apprenti chez Alain Bonin les deux premières années, Clément Lecœuvre prend véritablement son envol chez Elie Lellouche, qui lui offre son premier succès grâce à une inédite, En Souplesse, le 18 avril 2016, le lendemain même de ses 18 ans. Le natif de Compiègne enchaîne alors les succès, tout en s’ expatriant durant deux mois sur la Côte Est des États-Unis: « Comme Monsieur Lellouche préférait que je brille en région parisienne, mon agent Jules Susini m’ avait envoyé chez Graham Motion durant l’ hiver. Cela m’ a beaucoup aidé de travailler les chevaux au chrono. Ça m’ a donné la science du rythme notamment. » Clément Lecœuvre prend ainsi goût au voyage et décide de s’ exiler quelques mois outre-Rhin, après avoir perdu sa décharge: « J’ ai travaillé sept mois à
Cologne pour Darius Racing. C’ était en plein COVID, mais j’ avais de toute façon prévu de faire la saison en Allemagne. Je suis parti à un moment de ma carrière où j’ avais besoin de prendre de l’ expérience. Je me devais d’ améliorer ma monte. Dans ce métier, on veut toujours faire partie des meilleurs. Et je sentais qu’ il me manquait quelque chose pour juste essayer de rivaliser avec ce qui se fait de mieux en France. » Cinquième jockey français le plus utilisé depuis le début de l’ année, Clément Lecœuvre affiche 8 % de gagnants en 2025 et se place plus d’ une fois sur deux. Mais cet adepte du running, avec près de dix kilomètres chaque jour ou presque, court toujours après une place dans le Top 10: « C’ est l’ un de mes objectifs et je n’ en suis pas loin. Il faut beaucoup de clients dans toutes les catégories pour y parvenir. C’ est vraiment ce qu’ il y a de plus compliqué. Il faut également faire le bon choix d’ hippodromes en fonction des sollicitations. Jules Susini est là pour m’ aider. Actuellement, j’ ai la sensation d’ avoir atteint un niveau qui me fait arriver en confiance dans toutes mes courses. Quand je suis au départ, je n’ ai pas grand-chose qui m’ inquiète. Je fais confiance à mon instinct. Je monte pour mon cheval. » Doté de beaucoup de sang-froid dans un peloton, à l’ instar de son modèle Olivier Peslier, Clément Lecœuvre, en pleine confiance actuellement, ne manque pas d’ ambition pour les années à venir: « Le niveau français est certes très relevé mais, j’ aimerai faire partie de cette catégorie de jockeys qui ont toujours une monte dans les courses principales. »
CI-DESSUS
Premier Groupe 1 pour Clément Lecœuvre associé à Candelari pour la casaque Aga Khan Studs.
© APRH
CI-CONTRE
Retour en image sur la victoire de Candelari et Clément dans le Prix Vicomtesse Vigier( Gr. 1)
© Karisma Consulting
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