RENCONTRE
© Clélia Moncorgé et Véronique Verva pour Karisma Consulting
G. Pourquoi passe-t-il ses hivers à Dragey et non à Pau?
P. Q. Je n’ avais que 7 chevaux à Pau cet hiver, et Saint Godefroy est désormais habitué à son paddock à la maison. On a toujours travaillé le mental avec lui, raison pour laquelle il vieillit bien. Comme il ne court que trois-quatre fois par an, le fait qu’ il soit âgé de 11 ans ne m’ inquiétait pas du tout.
G. D’ où avez-vous vécu cette victoire, vous qui êtes généralement très stressé pendant les courses?
P. Q. J’ ai regardé la course sur l’ hippodrome, tranquille, tout seul, devant les camions et avant la dernière haie. Je l’ ai poussé mais d’ où j’ étais placé, je croyais qu’ il était battu. Les émotions étaient différentes de celles de son premier succès, car nous étions favoris en 2022, contrairement à cette saison.
G. Tombé quelques jours avant la course, Thomas Beaurain était incertain pour le grand jour. Aviez-vous prévu un plan B?
P. Q. Il y a eu quelques doutes sur la participation de Thomas, qui devait passer des examens. Dans l’ attente, j’ ai appelé son jockey habituel Félix de Giles, indisponible cet hiver. Félix m’ a répondu qu’ il n’ était pas prévu qu’ il reprenne dès ce jour-là, mais qu’ il se tenait prêt au cas où. Félix est donc venu à Pau avec sa selle dans le coffre et avait le droit de le monter, en cas d’ incapacité de Thomas qui méritait bien cette récompense après avoir monté deux superbes préparatoires.
G. Gagner le Grand Cross de Pau sous les couleurs de votre fille doit être particulier n’ est-ce pas?
P. Q. Les émotions sont plus fortes effectivement, d’ autant que Maud le monte tous les jours. C’ est mon autre fille Lisa qui le saute. Saint Godefroy a pour habitude de sauter deux ou trois fois le steeple avant sa rentrée. Et entre 2 courses paloises, il ne franchit que du cross. Actuellement au semi-repos, Saint Godefroy partira au champ mi-mars quand il refera beau, et reprendra le travail en octobre pour d’ autres aventures paloises.
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