Un des indicateurs de cet attrait provient de la multiplication des ventes aux enchères dédiées au pur-sang arabes. ARQANA, acteur historique, organise une vente physique tous les ans en amont du week-end du Qatar Prix de l’Arc de Triomphe et a connu de nombreux succès aussi bien en piste qu’à l’élevage. Cette offre de vente se complète par une nouvelle session dédiée à la race fin juin, ainsi que par la possibilité, désormais, d’inscrire des pur-sang arabes lors des dates annuelles de ventes en ligne.
Auctav, deuxième acteur à entrer sur ce marché en 2021, a connu une belle réussite avec, entre autres, l’organisation de 2 ventes pour cession d’activité de la structure Shadwell. Osarus a été novateur en proposant, en 2024, la première breeze-up destinée aux pur-sang arabes de course. Et le dernier arrivé sur le marché, AKTEM, a fait une spectaculaire entrée en matière en adjugeant le foal de Nacree Al Maury par Al Mourtajez pour 410 000 € à Pierre-Yves Juillard, un record historique et mondial. Ainsi, l’engouement pour les ventes aux enchères de pur-sang arabes est bénéfique pour l’ensemble de la filière puisque 4 % du chiffre d’affaires sont redistribués à l’AFAC (Association française du cheval arabe de course) et donc, par voie indirecte, à l’ensemble des acteurs via les services qui leur sont rendus.
L’élevage de pur-sang arabes connaît également une belle dynamique avec un nombre de naissances, en France, en légère augmentation et une hausse de 10 % des semences exportées. Mais l’indicateur le plus marquant correspond à l’augmentation, depuis 2022, du nombre d’éleveurs de 13,5 % et, en parallèle, de presque 5 % de celui des propriétaires. En tout état de cause, un élément sur lequel l’ensemble des acteurs s’accorde est celui du travail effectué par l’AFAC depuis de nombreuses années. En quatre ans, les effectifs de chevaux à l’entraînement ont connu une hausse de plus de 8 %. Cette croissance est principalement liée à l’augmentation du nombre de 3 ans à l’entraînement : + 15 %. Ces derniers débutent leur carrière en France et, en fonction de leurs aptitudes, y poursuivent leur carrière ou bien sont exportés vers les pays du Golfe. Le programme de courses est financé : à 67,5 % grâce aux sponsorings, signe de l’intérêt que suscite cette race, à 25 % par France Galop et 7,5 % par la poule propriétaires. Ce fonctionnement assure le maintien et le léger accroissement du nombre de courses annuelles pour cette race (+ 7 %) au cours de ces quatre dernières années*. L’autre aspect qui démontre l’internationalisation de cette filière tient à la multiplication des partants venus de l’étranger. Les entraîneurs européens, déjà habitués à voyager, et surtout ceux des pays du Golfe n’hésitent plus à venir et prendre part aux épreuves en France. L’inverse est tout aussi vrai, avec de nombreux entraîneurs français se rendant à l’étranger pour participer à des courses ou des meetings internationaux.