Par Marie-Hélène Blanchet
Denis Hubert. Ce sont des ventes de terroir. Il y a 90 % des chevaux qui viennent de la Manche et du Calvados, contrairement aux ventes Fences, où sont vendus des chevaux venant de tout le pays. Le côté régional est vraiment notre grande spécificité par rapport aux autres ventes.
D. H. Les gens qui achètent à Nash font généralement de bonnes affaires. Ce sont des chevaux sélectionnés par une équipe d’éleveurs. On sait ce que c’est que l’élevage, et les chevaux sont vendus au prix du marché. C’est pour ça qu’on a une clientèle un peu spécifique, qui revient chaque année. Mais le problème, c’est que les petits éleveurs disparaissent. Ceux qui étaient agriculteurs, avec deux poulinières et des bovins, n’y arrivent plus financièrement parce que tout coûte très cher aujourd’hui. Ils ne vendent plus leurs foals et, pour les 3 ans, cela devient de plus en plus compliqué. Alors, s’ils ne sont pas capables de transformer le produit, malheureusement, ils arrêtent.
D. H. Comme les ventes ont toujours lieu au moment d’un concours international, il y a environ 25 % des chevaux qui partent à l’étranger.
D. H. Un peu plus compliqué, mais on essaye de résister et de garder nos spécificités. On a une clientèle et une image de marque. Il ne faut pas vouloir changer les choses ni ressembler aux autres. Fences fait du très bon travail, on est admiratifs, mais ils ont la grande semaine et des marchands : c’est une autre affaire. De notre côté, on fait des ventes un peu à notre image.
D. H. Il y a deux chevaux qui ont toujours vraiment impressionné Alain Hinard (fondateur des ventes Nash) lors des sélections : Flipper d’Elle et Vancouver. Ce sont deux chevaux qui ont fait une très belle carrière.