Par Serge Okey
Georges Rimaud. ARQANA a certainement offert une ouverture aux éleveurs français sur un marché qui s'est internationalisé. Si on se fie aux chiffres, hors années Covid, c'est une plateforme de commercialisation qui était souhaitable. C'était le souhait de Son Altesse l’Aga Khan lorsqu'il a désiré participer à la création de cette nouvelle société en 2006. À savoir maintenir et stimuler une stabilité commerciale sur tous les segments : juments, foals, yearlings…
G. R. Comme dans les courses, il y a de belles et de moins belles histoires. Mais les résultats ne cessent de s'améliorer, ce qui constitue certainement un des marqueurs de la satisfaction des vendeurs et acheteurs, et par conséquent du succès d'ARQANA. Depuis les années 1990, les éleveurs ont modernisé leur façon de travailler, se sont professionnalisés et ARQANA joue depuis ses débuts un rôle d'émulateur. Je crois qu'on peut parler de succès. ARQANA est aussi le témoin d'une amélioration et d'une diversification des acheteurs et d'une internationalisation profitable. « On a mis les moyens »
G. R. On a mis les moyens. On a été la première agence à mettre à disposition des Anglais et Irlandais, puis des Américains, un avion en direction des ventes. Cela représente un investissement important, mais c'est aussi très significatif du rayonnement de la France à l'étranger. Nous avons des représentants partout dans le monde. À nous de fidéliser cette belle clientèle et de continuer à la développer.
G. R. Nous veillons naturellement à ce que le contexte politique et financier n'altère pas les choses. À ce que les acheteurs français soient sécurisés le plus possible. Le contexte un peu particulier de baisse des allocations et des enjeux pourrait créer une certaine morosité ; la réalité n'est sans doute pas merveilleuse pour tous les éleveurs, mais je reste optimiste. Si tant est qu'un certain nombre de choses soient préservées, il n'y a pas de raison que le futur aille dans le mauvais sens. À l'industrie des courses de faire en sorte de maintenir les acquis. L'avenir est concurrentiel, mais à condition que la filière fasse bloc et qu'elle soit un peu culottée, on peut imaginer de belles nouvelles choses.