TOUR D’ HORIZON DES AUTRES DISCIPLINES
Une partie de l ' équipe Fences. © Fences
le modèle des ventes de 3 ans aux chevaux de 5 à 7 ans, en conservant les mêmes principes: convivialité et une offre légèrement inférieure à la demande potentielle.
G. Vous parvenez toujours à laisser ce « client insatisfait » à la fin?
A. E. Oui. Le jour où nous sentirons que la demande faiblit, nous présenterons moins de chevaux. C’ est ce que font les ventes de pur-sang, et nous nous en inspirons. Le maximum n’ est pas toujours l’ optimum.
G. Malgré le format physique, il est aujourd’ hui indispensable de proposer des enchères à distance?
A. E. Absolument. Aujourd’ hui, près de la moitié des chevaux font l’ objet d’ enchères à distance. L’ an dernier, environ 15 % des adjudications se sont faites en ligne. Il existe une vraie synergie entre le présentiel et le numérique.
G. Comment voyez-vous l’ évolution des ventes entre les débuts et aujourd’ hui?
A. E. Certaines choses restent inchangées: le professionnalisme dans la sélection, la transparence et le service après-vente, auquel nous accordons beaucoup d’ importance. Lorsqu’ un acheteur est déçu pour une raison ou une autre, nous essayons toujours de trouver une solution. En revanche, beaucoup de choses ont évolué. Internet n’ existait pas à l’ époque, et dans les années 1990, l’« effet champagne » jouait beaucoup. Il y avait un côté plus « bling-bling », qui a un peu disparu. Aujourd’ hui, l’ achat reste un moment convivial, mais il est devenu plus réfléchi et plus professionnel.
G. Quel est l’ avenir des ventes Fences? A. E. Continuer à défendre la sélection et les événements en présentiel, au milieu de la cacophonie d’ Internet. C’ est cette approche qui permettra aux ventes de durer.
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