Au cœur du ring N°17 Mars 2026 | Página 82

LE MARCHÉ DES VENTES AUX ENCHÈRES EN FRANCE

AKTEM le nouveau défi de Guy Petit

Par Emmanuel Rivron
Courtier depuis une quarantaine d’ années, Guy Petit a décidé de relever un nouveau challenge, en devenant directeur bloodstock de la nouvelle agence de ventes, AKTEM.
Galorama. Aviez-vous envisagé de tenir un rôle de directeur bloodstock avant cette proposition d’ AKTEM?
Guy Petit. Pas vraiment, puisqu’ à l’ âge de 68 ans, je pensais plus à vivre sur mes acquis avec mes bons clients. Je ne pensais pas repartir vers une nouvelle aventure, mais le projet de devenir consultant pour AKTEM est très intéressant. Je reste toujours courtier, mais cette nouvelle fonction m’ a redonné un élan alors que je commençais à m’ installer dans un confort.
G. Quelles sont vos impressions quelques semaines après cette prise de fonctions?
G. P. C’ est complètement différent et beaucoup plus stressant, car on maîtrise beaucoup moins de choses. Il faut avoir les yeux partout, savoir qui va acheter quoi. Il peut y avoir beaucoup d’ intéressés avant la vente et que les cartes soient rebattues pendant celle-ci. J’ ai la chance d’ être entouré d’ une jeune équipe avec Grégoire Leenders, Vincent Le Roy, Daniel Cooper, Mégane Martins à la communication, Wiktoria Szczęśniak et Mathilde Bonin, qui prennent tous leurs rôles très à cœur. Je suis un peu le « vieillard », mais cette équipe de jeunes motivés m’ a redonné un coup de boost!
G. La toute première vente d’ AKTEM s’ est tenue le 18 février, en ligne. Comment l’ avez-vous jugée?
G. P. Je n’ avais jamais vu un catalogue online d’ une telle densité avec des lots aussi bons. Tout n’ a pas été vendu, mais tous les lots tenaient la route. Réussir des premières ventes dans un marché aussi difficile n’ était pas gagné d’ avance. Nous n’ avons pas eu beaucoup de temps pour la préparer, mais Grégoire, Vincent et Daniel ont très bien travaillé. De mon côté, je validais les chevaux. La confiance que nous avons suscitée à travers cette vente vaut tout l’ or du monde.
G. Comment vous positionnez-vous dans ce secteur hautement concurrentiel?
G. P. On veut juste trouver notre place. Il y a une place à jouer à côté d’ ARQANA, la pièce maîtresse, pour laquelle je n’ ai aucune antipathie, bien au contraire. Pour cela, il faut répéter les bonnes ventes et que nous soyons présents partout, afin notamment de bien estimer les chevaux La concurrence est saine et c’ est bon pour tout le monde, des éleveurs aux propriétaires.
G. Comment êtes-vous parvenu à attirer Sevenna’ s Knight, triple vainqueur de Groupes, à la première vente?
G. P. On ne pensait vraiment pas avoir un cheval de ce calibre à cette vente. J’ ai un rôle à jouer en obstacle et comme Sevenna’ s Knight est destiné à y faire carrière, j’ ai été contacté. J’ ai apprécié que l’ entourage nous ait suivis malgré le fait qu’ AKTEM soit une nouvelle agence. Ce n’ était pas évident avant le coup. Je tiensà remercier André Fabre, Emmanuel de Seroux et OTI Racing d’ avoir joué le jeu. On est bien partis pour nous faire notre place, mais il ne faut pas tomber dans l’ euphorie.
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