Au cœur du ring N°17 Mars 2026 | Página 114

La chronique d’

LE CHEVAL CABRÉ

Dans le calendrier, 2026 sera l’ année du cheval de feu. Une année donc pleine de fougue, à l’ image de la communication parfois chaotique du président américain. Ce cheval s’ est déjà cabré à plusieurs reprises: d’ abord au sujet du Groenland, qui a montré encore une fois l’ importance des territoires qui regorgent de terres rares et de métaux précieux. À la suite de la nomination du nouveau président Kevin Warsh à la Réserve fédérale, l’ or et l’ argent ont subi une correction sévère qui rappelle que les matières premières subissent une réelle volatilité. Cela a entraîné paral lèlement un renforcement du dollar ou plutôt une stabilisation autour du seuil de 1,18 – 1,19. Il ne faut pas oublier la fameuse phrase du secrétaire au Trésor John Connally « The dollar is our currency but your problem »( N. D. L. R.: le dollar est notre monnaie, mais votre problème). Cela incite d’ ailleurs, dans la gestion, à diversifier son panier de monnaies autour de notre monnaie de référence( l’ euro) sans toutefois parier régulièrement sur le manque de crédibilité du dollar. Toutes les matières premières demeurent en effet libellées en dollar américain. Les pays émergents constituent donc bien dès lors une alternative d’ investissement, même si, là encore, une approche prudente doit être adoptée. Ainsi, la bourse indonésienne vient d’ être avertie par la société américaine d’ indices, MSCI, qu’ elle suspendait certaines cotations et qu’ elle pourrait également déclasser le pays en « marché frontière ». Les risques existent donc bien dans ces pays aussi, et c’ est pour cela qu’ il faut entrer au bon prix sur ces actifs à potentiel. Une attention doit aussi être portée sur le secteur du luxe après une publication décevante de LVMH, qui a rappelé que l’ année 2026 serait difficile également. La société Kering paraît, elle, avoir bien entamé sa restructuration. Après un bon départ des indices boursiers, surtout aux États-Unis, il est raisonnable de penser qu’ une accalmie va se produire sur certaines classes d’ actifs. Les conflits géopolitiques( particulièrement la situation récente en Iran) continuent de faire craindre une perturbation de l’ approvisionnement en pétrole via le détroit maritime d’ Ormuz. Cela milite donc pour continuer d’ investir dans les valeurs pétrolières constituées d’ entreprises avec des bilans sains capables de verser des dividendes généreux. À titre d’ exemple, TotalEnergies affiche un rendement net de 5,5 % pour cette année.
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