TOUR D’ HORIZON DES AUTRES DISCIPLINES
Denis Hubert.
© Sandrine Deniau
DENIS HUBERT « Le côté régional est vraiment notre grande spécificité »
Par Marie-Hélène Blanchet
Créées autour d’ un terroir bien défini, les ventes Nash mettent en avant les chevaux de la Manche et du Calvados. Denis Hubert, associé, détaille leur ADN, les défis actuels des éleveurs, tout en soulignant ce qui distingue Nash des autres ventes comme Fences.
GALORAMA. Comment définiriez-vous l’ ADN des ventes Nash?
Denis Hubert. Ce sont des ventes de terroir. Il y a 90 % des chevaux qui viennent de la Manche et du Calvados, contrairement aux ventes Fences, où sont vendus des chevaux venant de tout le pays. Le côté régional est vraiment notre grande spécificité par rapport aux autres ventes.
G. Comment ont-elles évolué depuis leur création?
D. H. Les gens qui achètent à Nash font généralement de bonnes affaires. Ce sont des chevaux sélectionnés par une équipe d’ éleveurs. On sait ce que c’ est que l’ élevage, et les chevaux sont vendus au prix du marché. C’ est pour ça qu’ on a une clientèle un peu spécifique, qui revient chaque année. Mais le problème, c’ est que les petits éleveurs disparaissent. Ceux qui étaient agriculteurs, avec deux poulinières et des bovins, n’ y arrivent plus financièrement parce que tout coûte très cher aujourd’ hui. Ils ne vendent plus leurs foals et, pour les 3 ans, cela devient de plus en plus compliqué. Alors, s’ ils ne sont pas capables de transformer le produit, malheureusement, ils arrêtent.
G. Quelle est la part du marché international dans vos ventes?
D. H. Comme les ventes ont toujours lieu au moment d’ un concours international, il y a environ 25 % des chevaux qui partent à l’ étranger.
G. Comment voyez-vous l’ avenir des ventes Nash?
D. H. Un peu plus compliqué, mais on essaye de résister et de garder nos spécificités. On a une clientèle et une image de marque. Il ne faut pas vouloir changer les choses ni ressembler aux autres. Fences fait du très bon travail, on est admiratifs, mais ils ont la grande semaine et des marchands: c’ est une autre affaire. De notre côté, on fait des ventes un peu à notre image.
G. Parmi les chevaux passés par les ventes Nash, y a-t-il certaines ventes ou certaines histoires qui vous ont particulièrement marqué?
D. H. Il y a deux chevaux qui ont toujours vraiment impressionné Alain Hinard( fondateur des ventes Nash) lors des sélections: Flipper d’ Elle et Vancouver. Ce sont deux chevaux qui ont fait une très belle carrière.
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