TROISIÈME PARTIE À LA UNE
G. Comment expliquez-vous qu’ il ait souvent eu de très bons jockeys dans son écurie?
C. T. On progresse plus vite en montant des bons chevaux, ce qui attirait les bons jockeys. Il y a toujours eu une superbe ambiance entre eux. À l’ époque des pilotes « maison », ils avaient chacun leurs clients et leurs casaques. Ça se passait très bien. Du début jusqu’ à la fin, j’ ai eu la chance de travailler avec les meilleurs jockeys d’ obstacles comme Christophe Pieux, Gaëtan Masure, Jacques Ricou, Bertrand Lestrade, Boris Chameraud, Denis Leblond, Yannick Fouin, Laurent Métais, Dominique Bressou et j’ en oublie certainement. Il en a aussi beaucoup formé en plat, comme Antoine Sanglard, Mathieu Androuin, Thierry Gillet.
G. Est-ce que les résultats moins bons de ces dernières saisons avaient une incidence sur l’ ambiance qui régnait à l’ écurie?
C. T. Pas du tout. C’ était certes plus dur, mais nous n’ avons jamais baissé pavillon, avec la même rigueur et le travail bien fait. Même s’ il n’ y avait pas de chevaux de haut niveau, on essayait toujours de « taper » juste, selon le niveau de chaque élément. À chaque arrivée d’ un cheval à l’ écurie, il y a toujours l’ espoir de tenir un futur crack. De toute façon, qu’ il soit d’ un haut niveau ou non, il faut donner la même attention à chaque cheval. M. de Balanda est quand même sorti par la grande porte, avec deux gagnants pour ses deux
derniers partants avec Klovis des Mottes et Ocre dans un Groupe 3. C’ étaient deux belles victoires d’ équipe, qui couronnaient mon travail, celui de Léonie et de Ludo. Nous étions tous très fiers d’ avoir apporté un premier Groupe à M. Ponson et à l’ écurie Searching. Je trouve la fin de l’ histoire magnifique.
G. Comment envisagez-vous l’ avenir de votre côté?
C. T. Je ne suis pas à la retraite mais je ne travaille plus actuellement, après plus de trente-huit ans au sein de cette belle écurie. Je n’ ai pas trouvé ce que je voulais jusqu’ à présent, et je me donne un petit peu de temps. Je veux trouver le bon projet. Pour l’ instant, je suis « orphelin professionnel » de M. de Balanda( trémolos dans la voix). Quand je suis rentré chez M. de Balanda, je croyais tout connaître mais je ne savais rien. Il m’ a appris un métier et m’ a transmis une passion. Pour tout cela, je l’ en remercie grandement.
CI-DESSUS
Vidéo des Trophées du Personnel 2022 avec Christophe Taranne et Jehan Bertran de Balanda.
© FRANCE GALOP
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