Ludovic Viaux
« Une écurie bien organisée »
Par Emmanuel Rivron
Il n’ est pas une écurie de courses performante sans garçon de voyage dévoué et à l’ écoute des chevaux. Aux petits soins des pensionnaires de Jehan Bertran de Balanda pendant de longues années, Ludovic Viaux revient avec nous sur cette belle aventure professionnelle et humaine.
Galorama. Comment avez-vous travaillé pour Jehan Bertran de Balanda?
Ludovic Viaux. Après avoir notamment exercé chez Yannick Fouin, je suis arrivé chez M. de Balanda, pour qui j’ ai travaillé pendant dix-sept ans en tant que garçon de voyage. Je suis resté jusqu’ au bout de l’ aventure. Quand je suis arrivé à l’ écurie, il y avait quand même près de 120 chevaux. C’ était une excellente écurie avec beaucoup de partants. Il n’ y avait pas une réunion d’ obstacles où nous n’ étions pas représentés.
G. Pourquoi êtes-vous resté autant d’ années au service de Jehan Bertran de Balanda?
L. V. M. de Balanda était assez proche de ses employés, même s’ il y avait naturellement des
prises de tête comme dans toutes les relations. C’ était une écurie bien organisée, avec un patron qui était toujours correct dans les horaires de son personnel.
G. Vous souvenez-vous de voyages en particulier?
L. V. L’ écurie m’ a permis de voyager aux quatre coins de l’ Hexagone. Je me rappelle notamment avoir emmené Nahual dans le Sud, où il a remporté le Grand Prix du Département 06 – Défi du Galop à Cagnes( Listed). Je me souviens particulièrement d’ un déplacement vers Lyon. Comme la jument qui y courait voyageait mal, M. de Balanda avait embarqué avec elle une sorte de statue à taille humaine pour qu’ elle se sente accompagnée dans le camion. Ça avait fait rire pas mal de monde en arrivant sur l’ hippodrome.
Jehan Bertran de Balanda, l ' entraîneur, Christophe Pieux, le jockey, et Ludovic Viaux, le garçon de voyage, flattant Kauto Stone après son succès dans le Maurice Gillois.
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