Dans la publicité désormais planétaire d’ Intermarché (plus d’ un milliard de vues), un loup mal aimé occupe la place du personnage principal parmi les animaux de la forêt. En 2025, il fallait bien aussi être un « loup de Wall Street » aimé, et aimant les marchés actions et les actifs risqués, sans oublier l’ or qui a pulvérisé des records sur fonds de perte de crédibilité du dollar. En effet, l’ indice générique américain S&P 500 a fini l’ année avec une hausse de 16%, pendant que le NASDAQ progressait de presque 19% et que le Dow Jones Industrial Average finissait avec une hausse de 13%. Si aux États-Unis ce sont bien les valeurs technologiques qui ont tiré la performance de l’ indice, ce sont plutôt les valeurs bancaires et celles liées à l’ armement et la défense qui ont poussé les indices européens vers le haut comme un cavalier qui franchit l’ oxer en concours. Ainsi, le DJ Stoxx 600 a progressé de presque 17%. En Asie (notamment avec l’ indice coréen KOSPI à + 75% et l’ indice japonais Nikkei à + 27%), c’ est l’ ensemble des valeurs qui a entraîné une appréciation des indices. Les dividendes ont encore démontré leur efficacité en termes de performance boursière. Ainsi, quand on compare la performance de l’ indice CAC 40 sans intégration de dividendes (+ 47%) avec celle de l’ indice CAC 40 Gross Total Return avec intégration de dividendes sans fiscalité (+ 71%), la différence de performance est conséquente: 24% en cumulé sur les cinq dernières années, soit 5% de mieux tous les ans pour celui qui touche les dividendes. La logique des dividendes demeure donc clé dans les investissements en actions à côté de la recherche de plus-value en capital. Sur le segment des taux, les banques centrales des deux grandes zones monétaires (dollar et euro) ont baissé leur taux ce qui a eu pour conséquence de pentifier les courbes de taux puisque les taux longs sur la maturité de 30 ans ont progressé sur fond de crainte de dérapage des déficits budgétaires. Néanmoins, les taux d’ intérêt à 10 ans demeurent largement supportables: 3,6% pour l’ OAT 10 ans et 4,1% pour le 10 year Treasury Note. Enfin, le président vénézuélien, Nicolás Maduro, a été capturé sur fond de mainmise sur les plus grandes réserves pétrolières au monde (300 milliards de barils). Cette annonce et le discours du président américain confirment la reconfiguration géopolitique mondiale et l’ intérêt des terres rares (car le Venezuela en regorge, notamment dans la ceinture de l’ Orénoque), un thème d’ investissement à intégrer dans les portefeuilles, tout comme l’ Amérique latine, qui redevient le terrain de jeu américain. L’ année 2026 démarre avec un certain acquis de croissance (environ 3% estimés pour le PIB mondial), les taux sont à des niveaux suffisamment bas pour financer les agents économiques (privés comme publics). Les conflits ou tensions militaires (Ukraine, Gaza, Iran, Thaïlande – Cambodge…) demeurent, mais une recherche d’ équilibre des grands pôles se dessine sous le coup de crayon ou plutôt sous le coup de canon des États-Unis. L’ Europe n’ est certes pas une zone facile dans laquelle investir, mais il y demeure des entreprises industrielles solides avec des empreintes de production mondiale et/ou de bons rendements.