The Balanda Show N°16 Fevrier 2026 | Actualité Propriétaire

PROPRIÉTAIRE

THOMAS CHIOLO

L’ ESPRIT « FAVOLO (SO) » D’ UN PROPRIÉTAIRE

Thomas Chiolo est un jeune propriétaire qui incarne avec authenticité une nouvelle génération de passionnés.

Membre de la « famille » France Galop depuis peu, le parcours de Thomas est déjà riche d’enseignements, de passion et de détermination. Comme beaucoup, tout a commencé pour lui lors de journées passées à l’hippodrome en compagnie de son père. Mais si ce dernier se passionnait davantage pour l’aspect technique et le jeu, Thomas, lui, est tombé éperdument amoureux de l’animal et du sport. « Je voulais commencer par la base, raconte-t-il. Après une toute première expérience avec un cheval déjà à l’entraînement et de petite valeur, j’ai décidé, en 2023, de participer aux Breeze Up de Deauville, déterminé à trouver un poulain à suivre dès ses premiers pas en piste. Je ne voulais pas d’un cheval précoce, mais d’une histoire à construire dans le temps. C’est ainsi que j’ai trouvé Favolo. » Il se souvient : « Nous étions partis à Deauville avec mon père. J’avais d’abord visionné quelques canters sur Internet et sélectionné des lignées, avant d’aller faire le tour des boxes. Nous étions presque sur le point de partir, découragés par les prix trop élevés des chevaux que nous avions listés, quand j’ai aperçu ce magnifique gris dans un petit box à l’entrée d’ARQANA. Nous l’avons suivi jusqu’au ring, décidés à le ramener à la maison. Enchères, enchères, enchères… il est finalement devenu mien ! Mon père s’est alors exclamé : “C’est fabuleux !”. Ainsi est née l’aventure avec Favolo, le vrai premier cheval de ma casaque, et d’une certaine manière, le symbole de mon parcours. » Thomas bombe le torse en évoquant cette touche d’italianité : « Ma mère est originaire des Pouilles et mon père de Sicile. J’ai grandi avec l’idée que les belles choses se construisent en famille, avec patience et amour. Avant même de choisir mon cheval, j’avais choisi mon entraîneur, Alessandro Botti, explique Thomas. J’avais suivi le parcours de Présage Nocturne, qui a gravi les échelons jusqu’au niveau Groupe 1. Avec Alessandro, je me sens accompagné et en confiance. Il respecte les chevaux et ne les brusque jamais, pour construire dans la durée. C’est à mes yeux la fondation de tout succès. »

Une passion grandissante

En tant que jeune propriétaire, Thomas apporte aussi un regard sur la filière et les perspectives de développement : « Dans le football, les investisseurs analysent les données physiques et techniques de chaque joueur. Dans les courses, il manque cette culture de la formation. Il serait formidable de proposer des sessions pour les nouveaux propriétaires : apprendre à lire une course, comprendre les performances, gérer une écurie. Ce serait une manière d’aider chacun à grandir, tout en renforçant le lien entre les acteurs. » En cette période de Coupe de France de football, Thomas imagine aussi un système de championnat régional. « Les meilleurs chevaux de chaque région s’affronteraient jusqu’à une grande finale nationale à Paris. Imaginez : les trois meilleurs du Nord, du Sud, de l’Est et de l’Ouest réunis ! Ce serait un moyen formidable d’impliquer le public, de créer des supporters par région, comme au football. Les demi-finales, les finales… cela donnerait de la ferveur et du lien. »

L’âme de Favolo

Au moment de boucler la rédaction de cet article, Favolo se trouve sur l’hippodrome de Deauville, prêt à courir sa première épreuve de 2026. C’est au courage qu’il a remporté la deuxième course de sa carrière, s’imposant d’une encolure sur les 3 400 mètres de la PSF deauvillaise, et poursuivant sa très bonne forme actuelle. « Il a connu des moments difficiles, une croissance lente, mais j’ai toujours cru en lui. C’est un City Light de taille, qui m’a séduit au premier regard. Un tempérament solide. Et tu veux savoir la vérité ? Si  j’étais un cheval, je serais lui. Nous avons le même caractère. Les courses sont faites d’histoires humaines autant que de résultats sportifs. »