DOSSIER À LA UNE
se sont distinguées dans 2 Prix du Jockey Club, celui de Reliance, en 1965, et celui de R h e ffi c, en 1971. Par deux fois, préalablement, elles auraient pu pareillement s’ y illustrer, Tantième ne manquant la victoire que d’ un souffle, en 1950, face à Scratch( N. D. L. R.: voir ci-avant), et la pouliche Bella Paola ne devant son échec, contre Tamanar, en 1958, qu’ à une course très malheureuse. Cette Bella Paola mérite que l’ on s’ arrête sur son cas. Véritable championne, gagnante, à 2 ans, du Grand Critérium, puis, à 3 ans, des 1 000 Guinées, des Oaks, du Prix Vermeille et des Champion Stakes, elle tentait, dans le Prix du Jockey Club, un exploit n’ ayant pas été réalisé depuis quatrevingt-quatre ans et le succès de son homologue, Saltarelle, aux dépens des mâles, en 1874. Las, elle devait échouer au port et aucune autre pouliche, depuis – sans que beaucoup, il est vrai, aient tenté leur chance –, n’ a pu parvenir à briser la glace, Natagora, troisième de l’ édition 2008, restant celle ayant le mieux fait en la matière dans un passé récent. Ainsi, Saltarelle est toujours la référence, complétant une liste de 8 femelles lauréates depuis la création de la course.
Shamardal, pour Godolphin, le premier d’ une nouvelle ère En 2005, c’ est une page de l’ histoire du Prix du Jockey Club qui se tourne, la distance en étant très sensiblement raccourcie pour passer de 2 400 à 2 100 mètres. Édouard de Rothschild, nouveau président de France Galop, en est à l’ origine. La décision est loin de faire l’ unanimité, étant même très controversée, tant au sein de
l’ Institution que par voie de presse. La réforme aboutit à la suppression d’ un Groupe 1, le Prix Lupin – au palmarès pourtant si éloquent –, et, à terme, à la désagrégation de la filière classique menant traditionnellement au Prix du Jockey Club, les Prix Noailles, Greffulhe et Hocquart perdant, tour à tour, leur statut de Groupe 2, pour devenir Groupe 3. Tous les chemins mènent, désormais, au Prix du Jockey Club, y compris de traverse. L’ un des objectifs de la restructuration était, disait-on, à l’ époque, de permettre une Triple Couronne « à la française », allant, en progression, des 1 600 mètres de la Poule d’ Essai des Poulains, en mai, aux 2 400 mètres nouvellement attribués au Grand Prix de Paris, en juillet, en transitant par les 2 100 mètres du Prix du Jockey Club, en juin. Toujours est-il que le premier vainqueur du Prix du Jockey Club nouvelle formule fut Shamardal, sous la casaque bleue, toque bleue, de l’ écurie Godolphin, dont c’ est là, pour l’ heure, le seul sacre dans notre Derby. Un Shamardal qui, à sa manière, finalisa une forme de Triple Couronne, puisqu’ il avait dans son bagage la Poule d’ Essai des Poulains et qu’ il s’ apprêtait à y ajouter, une dizaine de jours plus tard, sur la même distance de 1 600 mètres, les St James’ s Palace Stakes, à York.
Peintre Célèbre, en 1997, fera briller la mythique casaque bleue, toque bleu ciel de la famille Wildenstein.
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