Casaques de Rêve N°19 Juin 2026 | Chroniques du monde

Chroniques du monde


Chroniques du monde


KATHERINE FORD
sur X: kfordcailler

Passionnée par les courses, Katherine a quitté son Yorkshire natal pour passer six mois en France au début des années 2000… et presque 25 ans plus tard, elle y est toujours. Aujourd’hui journaliste et traductrice freelance, elle a découvert et fait découvrir les hippodromes du monde pour Equidia et elle présente régulièrement les courses françaises sur Sky Sports Racing. Elle est aussi éleveuse et propriétaire de pur-sang.


VICKI GIBBINS
vivki@labracing.co.uk

En tant que rédactrice en chef de LAB Racing, elle possède une vaste connaissance et une grande expérience du monde des courses. Forte d’une expertise dans le pur-sang, ses écrits sont publiés dans de nombreux médias à l’échelle internationale, notamment International Thoroughbred et Racing & Sports. Vicki représente également Trackside, et est aussi responsable de la publication de L’Informateur.

IGOR DE MAACK
idemaack@vitalepargne.com

Associé-dirigeant au sein du cabinet de gestion en patrimoine Vitalepargne, Igor de Maack est une référence dans l’analyse des marchés financiers. Il a également investi dans les chevaux (Écurie Nininoé) par passion, grâce à son amitié avec Fabien Rycroft (Écurie Elag). Initialement actif au trot, il s’est diversifié dans le galop, comptant notamment sur Lindy et Onesto.


UK

GIRL POWER : UNE EXCEPTION À CÉLÉBRER?

Cherie DeVaux a écrit une nouvelle page dans la légende du Kentucky Derby (Gr.1). Sur l’introduction de sa page Wikipédia, la quadragénaire est désormais définie comme « première femme entraîneure à gagner le Kentucky Derby ». Avec son incroyable finish pour faire le tour du peloton et arracher la victoire sur le poteau devant les célèbres Twin Spires (N.D.L.R. : les tours jumelles de la tribune de Churchill Downs) et 150 000 spectateurs, Golden Tempo aura permis à Cherie DeVaux de marquer l’histoire. Mais en 2026, est-ce qu’il est encore temps de célébrer ces premières victoires de femmes professionnelles ? Nous nous sommes posé la question lors de la réunion éditoriale de la deuxième édition de l’émission GALORAMA Inside, et notre équipe 100 % féminine s’est accordée pour dire qu’il ne devrait rien avoir de spécial à s’imposer en tant que femme au XXIe siècle. Est-ce que le fait d’en parler comme un exploit signifie qu’il y a encore une différence dans le regard des spectateurs, des parieurs, des clients et des propriétaires quand il s’agit d’une femme entraîneure ? Et est-ce qu’en titrant sur la femme et pas sur l’exploit sportif, cela appuie encore la disparité ? Golden Tempo doit-il être considéré autrement que les précédents héros au palmarès du Kentucky Derby parce que son entraîneure est une femme ? Cherie DeVaux a fait le même travail qu’un Bill Mott ou un Kennie McPeek, lauréats en 2025 et 2024, en amenant son champion au top pour l’épreuve. Pour Cherie DeVaux, la réponse semble claire : « Je me suis toujours focalisée sur ma carrière, et le fait d’être une femme n’a jamais été un sujet pour moi. » Celle qui a grandi dans une famille de trotteurs à Saratoga, puis en Floride, est arrivée au départ du Kentucky Derby avec la confiance de l’une des plus prestigieuses et traditionnelles opérations de propriétaires-éleveurs aux USA, la Phipps Stable, et elle a été récompensée par le plus grand des bouquets de roses, 400 au total qui composent la guirlande destinée au lauréat. Louisa Carberry, l’une des 3 femmes à avoir inscrit son nom au palmarès du Grand Steeple-Chase de Paris (Gr.1), était présente à Churchill Downs et a témoigné dans GALORAMA Inside : « Grâce aux femmes qui nous ont précédées, on n’a pas de complications. Il y a quarante ans, peut-être était-ce beaucoup plus difficile pour les femmes… J’espère que des filles vont s’inspirer de son exemple… » Le même discours a été prononcé récemment par les Rachael Blackmore, Hollie Doyle ou autres Marie Vélon, une génération qui a eu la chance de suivre l’exemple des pionnières comme Julie Krone, Jenny Pitman, Criquette Head, Gai Waterhouse et bien d’autres à travers le globe. Les images de Cherie DeVaux sautant de joie lors du rush final de Golden Tempo feraient-elles le tour du monde s’il s’agissait d’un homme ? Sans doute pas. Mais elles montrent un sport moderne et fort en émotion et, en l’espace d’une semaine après le Derby, Cherie DeVaux est devenue une personnalité publique aux États-Unis. Elle a fait le tour des talk-shows et a même lancé la première balle lors d’un match des Yankees au baseball, devenant ambassadrice à la fois des femmes dans le sport, et des courses. « C’est vraiment un honneur d’être cette personne que les femmes et filles peuvent admirer et respecter. On peut rêver, et on peut y arriver. On peut faire partie de l’histoire, » avait déclaré l’entraîneure quelques minutes après le succès de Golden Tempo. La victoire de Cherie DeVaux est historique, mais elle ne devrait pas être exceptionnelle. 


IRL

LES FRANÇAIS N’ ONT DE CESSE DE PLAIRE

La France est connue pour son vin, son fromage et ses chevaux d’obstacles. Au cours des derniers mois, une véritable frénésie d’achats a eu lieu en France de la part d’entraîneurs britanniques et irlandais, qui cherchent à dénicher le prochain champion en vue des grands festivals d’obstacles. Les FR ont dominé le Festival de Cheltenham cette année, avec Il Était Temps, Heart Wood et Apolon de Charnie, qui ont décroché les honneurs des Groupe 1. De retour en France, la jeune maison de ventes AKTEM a connu un lancement réussi avec sa première Sélection du Grand Steeple, où une propre sœur de la lauréate du Unibet Champion Hurdle (Gr.1), Lossiemouth, a atteint 440 000 €. Des sujets prometteurs comme Milord Roque, Nirvana Star et Interstellar ont tous été achetés afin de renforcer les rangs irlandais. Moises Has A Boat figure, lui aussi, parmi les autres étoiles montantes des hippodromes. Ce 4 ans a impressionné par sa facile victoire dans le Prix Master Bob, à Compiègne fin mars, avant d’être acquis par le courtier Jerry McGrath pour rejoindre les boxes de Nicky Henderson au Royaume-Uni. « Nous l’avions vu à l’écurie l’année dernière ; c’était un grand cheval, encore immature, qui avait besoin de temps. Il est par Moises Has, dont la production donne de bons résultats, a déclaré Jerry McGrath. Nous avons fait une tournée en France avant sa course et il nous a de nouveau plu. Il a grandi et s’est bien développé, alors j’ai demandé à Noel [George] de me prévenir lorsqu’il serait sur le point de courir. Il devait débuter à Compiègne un lundi ; nous étions à Auteuil le dimanche et avons décidé de rester pour aller le voir. C’était l’un de ces jours où il n’y avait pas beaucoup de courtiers présents. Le cheval a livré une performance très impressionnante pour s’imposer. Son chrono était très bon, et sa vitesse finale, entre le dernier obstacle et le poteau, était particulièrement impressionnante. Il a gagné sans être sollicité, vraiment. Nous avons agi très rapidement et son achat a été conclu dans la journée. C’est un cheval dont nous attendons beaucoup. » Moises Has A Boat n’est qu’un parmi les nombreux jeunes chevaux achetés en France ces derniers mois, et Jerry McGrath développe les raisons qui rendent les chevaux français d’obstacles si attractifs. « Beaucoup de gens rencontrent un grand succès en achetant des chevaux en France, à l’instar de Willie Mullins. De mon point de vue, il est impératif de regarder toutes les courses, dans la mesure du raisonnable. Peu importe qu’il s’agisse d’une réunion à Compiègne un mardi ou à Fontainebleau un jeudi. Même si les chevaux d’Auteuil attirent naturellement l’attention, il est aussi intéressant de suivre les petites réunions, où certaines lignes des courses d’Auteuil peuvent réapparaître. On apprend quelque chose chaque jour ; nous devons essayer de tout suivre. Ce qui est plus facile à dire qu’à faire ! » 


ÉCO

PÉTROLE! PÉTROLE!

Dans cette comédie, un PDG d’une entreprise pétrolière campé par Jean-Pierre Marielle essaie de négocier à la baisse le prix du baril auprès d’un émir qui a décidé de l’augmenter. Le monde occidental, actuellement pris au piège du blocus contre-blocus du détroit d’Ormuz, tente aussi de se prémunir de cette nouvelle crise énergétique. Les profits récemment publiés par TotalEnergies (résultat net de 5,4 Md$ et cash-flow de 8,6 Md$ au premier trimestre 2026) lui permettent d’ailleurs de plafonner le prix de l’essence sans plomb à la pompe (1,99 € / litre). Dans certains autres pays européens, le niveau plus bas des taxes rend le saut de l’obstacle de la hausse des prix énergétiques moins difficile. Contrairement aux idées reçues, le capitalisme moderne est plutôt habitué aux chocs pétroliers. L’embargo de l’OPEP en 1973, la révolution iranienne en 1979 ou la première invasion du Koweït par l’Irak ont, en effet, débouché sur des récessions. Mais depuis, les économies des pays développés ont diminué leur intensité énergétique en pétrole (transition, diversité du mix, recours au nucléaire…) et les États-Unis sont entre-temps devenus le premier producteur de pétrole en raison de la révolution du shale oil et shale gas. Les marchés financiers réagissent actuellement mécaniquement aux variations du prix du baril, comme un coup de cravache, même si ces derniers temps, les publications trimestrielles des entreprises ont aussi joué un rôle dans la fluctuation des cours. Cependant, les indices de volatilité sur les actions (VIX) et sur les taux d’intérêt (MOVE) ont respectivement retrouvé leur niveau d’avant déclenchement de la guerre avec l’Iran (17 et 70). Cela signifie désormais que le risque iranien est correctement intégré par les marchés. Les publications récentes des entreprises montrent que ces dernières ont résisté, mais le premier trimestre ne compte qu’un mois de guerre (le mois de mars). Sur le front des taux d’intérêt, c’est évidemment là que la crise actuelle peut prendre des effets contraignants à long terme. En effet, la poussée inflationniste prévisible affecte les taux d’intérêt à 10 ans. Ainsi, l’OAT 10 ans se rapproche de nouveau du niveau des 4 %, tandis que l’équivalent américain flirte déjà avec le niveau de 4,5 %. Cette hausse des taux risque d’entraîner une volonté des banques centrales de relever les taux pour casser cette dynamique de poussée des prix. C’est ce qu’a indiqué la BCE le 30 avril alors qu’elle décidait de laisser ses taux inchangés pour cette réunion. Dans ce contexte, il faut détenir des échéances courtes sur les souches obligataires pour ne pas trop prendre de risque de duration… en somme, réduire la distance de la course. Si l’intelligence artificielle occupe toujours le devant de la scène sur les bourses mondiales, l’industrie spatiale nourrit aussi tous les fantasmes. L’introduction en bourse de SpaceX alimente toujours les rumeurs, Elon Musk ayant déjà organisé des réunions confidentielles avec des analystes pour les convaincre de la valorisation astronomique de sa société : 1 750 milliards de dollars ! 


VENTES INTERNATIONALES

TOUR D’ HORIZON DES VENTES À TRAVERS LA PLANÈTE


 BREEZE-UP ARQANA - 9 mai 

La vacation deauvillaise avait connu une année exceptionnelle en 2025 et, même si les statistiques n’ont pas atteint les mêmes sommets en 2026, la vente est restée extrêmement populaire. Le top lot a atteint 1,1 million €, contre 1,9 million € lors de l’édition précédente. La moyenne a reculé à 188 656 € contre 202 832 €, mais demeure nettement supérieure à celle observée au cours des dix dernières années. Anthony Stroud a signé le bon du top price, une pouliche présentée par Glending Stables issue de Sioux Nation et de la gagnante de Listed Porthilly.« Elle provient d’un très bon élevage, auprès duquel nous avons déjà acheté d’excellents chevaux, notamment Zanthos et Vandeek », a-t-il déclaré. Un rapide fils de Kingman était également annoncé parmi les lots les plus recherchés du catalogue, ce dernier a été adjugé à Michael Donohoe pour 850 000 €. Issu de la placée de Groupe Ship Of Dreams, le poulain appartient à la famille du performeur allemand de Groupe 1 Shirocco. « C’est un très beau cheval, par un étalon exceptionnel. Son frère, entraîné par Joseph O’Brien, semble très prometteur et a fait forte impression en remportant son maiden. Ce poulain nous a été fortement recommandé par Brendan Holland et il coche toutes les cases. Sa mère est par Lope de Vega, un remarquable père de mères. Nous lui laisserons le temps nécessaire. Il semble avoir le profil pour devenir un véritable espoir classique l’an prochain », a déclaré Michael Donohoe. L’intérêt international a été particulièrement marqué lors de cette édition et un fils d’Oscar Performance a été acheté dans l’optique de courir à Hong Kong. L’entraîneur David Eustace et les agents Will Douglass et Billy Jackson-Stops ont déboursé 700 000 € pour ce poulain apparenté au gagnant de Groupe 1 Naaqoos. « Nous recherchions un cheval ayant le profil pour le Derby, probablement la course la plus difficile à remporter à Hong Kong, et il s’est vraiment distingué », a déclaré David Eustace. Il se déplace très bien, possède de l’envergure et de nombreux atouts. Il n’est jamais facile de trouver un cheval qui coche toutes les cases, mais nous pensions que cela valait la peine. Plusieurs chevaux très talentueux sont sortis des breeze-up.

 Sélection du Grand Steeple AKTEM - 15 mai 

La jeune maison AKTEM a connu le succès dès sa première vente physique, lors de la Sélection du Grand Steeple. Particulièrement chuchotée, Mahadevi (Nirvana du Berlais) a dominé les enchères à 510 000 €. Acquise par Hamish Macauley et Coolmara Stud, cette pouliche de 3 ans présentait un solide pedigree d’obstacle, étant la sœur de deux gagnants de Groupe 1. Kieren Mariga, de Coolmara Stables, a déclaré : « C’est une très belle pouliche, nous l’aimons beaucoup. Nous nous étions fixé un budget de 450 000 €, mais elle possède un pedigree exceptionnel. Elle restera en France et rejoindra l’entraînement de Noel George et Amanda Zetterholm. » Bien que la première citée ait réalisé le plus haut prix de la vacation, c’est une pouliche de 2 ans par Great Pretender qui a particulièrement attiré l’attention, étant la propre sœur de la championne Lossiemouth. Acquise par Mags O’Toole, la pouliche retournera en Irlande : « J’ai acheté 2 exceptionnels 2 ans avec des pedigrees très solides. J’espère que cette pouliche conservera toujours sa valeur grâce à son pedigree remarquable et nous prendrons notre temps avec elle. Ils iront en Irlande pour le moment et nous déciderons plus tard des plans à établir pour eux. »

 VENTE DU GRAND STEEPLE ARQANA - 16 mai 

La vacation a retrouvé son format physique à Auteuil pendant le week-end du Grand Steeple-Chase de Paris (Gr.1), après plusieurs années exclusivement en ligne. Elle a offert une nouvelle opportunité aux entraîneurs britanniques d’acquérir de jeunes profils d’obstacle français. Ryan Mahon, Dan Skelton et Manresa Agency ont signé le bon d’achat du top price à 500 000 €. Deuxième du Prix Amadou (Gr.2), Isaac Of York est apparenté à la gagnante de Groupe Tryphaena et avait montré de belles dispositions sous l’entraînement de Mathieu Pitart. « C’est évidemment un très bon cheval, a déclaré Dan Skelton. Il possède un très beau profil pour les grandes courses. Pour n’importe quel propriétaire, c’est le cheval idéal. Nous aimons beaucoup acheter des chevaux français et, lorsqu’ils ont déjà montré un bon niveau en piste, c’est un excellent indicateur. Pour le moment, il va rentrer à la maison pour se reposer, puis nous lui trouverons de belles courses à l’automne. »

 GOFFS SPRING HIT/PTP SALE - 20 et 21 mai 

Le rendez-vous printanier de Goffs UK a atteint de nouveaux sommets avec un chiffre d’affaires record de 11 004 400 £, en hausse de 24 % par rapport à l’édition 2025. En conséquence, la moyenne a progressé de 13 % et la médiane de près de 5 %. Minella Premier a réalisé le deuxième meilleur prix de la vente en étant acquis pour 300 000 £ par O’Neill Racing et Stroud Coleman Bloodstock. Triple vainqueur, dont 1 Point-to-Point et 2 bumpers, ce cheval de 6 ans était attendu parmi les vedettes du ring. A. J. O’Neill a déclaré : « Nous avions déjà été sous-enchérisseurs pour lui, ici, lorsqu’il courait en Point-to-Point. Nous tenions vraiment à l’acheter ce jour-là et nous sommes ravis de pouvoir, enfin, l’accueillir à Jackdaws Castle. Il n’a pas encore de propriétaire. Quelqu’un souhaiterait-il une part dans un cheval de course ? Nous avons connu un printemps fantastique et nous voulons poursuivre sur cette lancée ; pour cela, il faut les bons chevaux. »


 TATTERSALLS IRELAND BREEZE-UP SALE  - 22 mai 

La vacation 2026 a enregistré un remarquable taux de vendus de 88%, supérieur à celui de toute autre vente breeze-up organisées en 2026 jusqu’à présent. Ce n’est là qu’une des nombreuses réussites de cette édition. Le chiffre d’affaires, la moyenne et la médiane ont tous battu les précédents records, avec 9 chevaux vendus 200 000 € ou plus. Une pouliche et un poulain ont partagé le titre de top lot à 360 000 €, tous deux étant issus d’étalons de deuxième génération dont les produits ont déjà fait leurs preuves en piste. La pouliche grise, issue de Starman, a été achetée par Stuart Boman de Blandford Bloodstock. « J’ai été un peu surpris que les enchères montent aussi haut, mais c’est la seule pouliche qui a vraiment stimulé mon imagination. Certains chevaux captent immédiatement votre attention, et ce fut son cas dès que je l’ai vue avant le breeze. C’est une magnifique pouliche, difficile à manquer avec sa robe grise et ses grandes oreilles. Elle est dotée d’une immense action, issue de très bons vendeurs et éleveurs. Starman ne cesse de progresser et la machine à étalons de Tally-Ho fonctionne à plein régime. Son propriétaire reste à déterminer, mais elle sera entraînée par Joseph O’Brien. » Les acheteurs internationaux ont été particulièrement actifs tout au long de cette journée et l’autre top price, par St Mark’s Basilica, a été acquis par le Saoudien Abdul Rahman Saeed Al Sayed. « Nous avons aimé son breeze, son pedigree est bon et c’est un très beau cheval, a-t-il déclaré. Nous en discuterons avec son nouveau propriétaire, mais il est possible que nous le laissions à l’entraînement en Angleterre. Nous avons de nombreux amis à Newmarket parmi lesquels choisir ! ».