DEUXIÈME PARTIE
L ' hippodrome d ' Enghien-Soisy en 1969. © APRH
années 1970. N’ oublions pas qu’ il a formé André Fabre et Jean-Paul Gallorini, les deux stars de la discipline. Bien plus que Chantilly, Maisons- Laffitte en était l’ épicentre. Cette discipline doit beaucoup à la Coupe d’ or de l’ obstacle, un circuit comparable au Grand national du trot, dont la finale, le Prix Georges Courtois, avait lieu à Auteuil en décembre, après toute une série de courses de steeple en province. Cette Coupe d’ or a appelé la province à Paris. Et Jehan Bertran de Balanda a suivi le mouvement, l’ année suivant
Nupsala défait les Anglais chez eux à Kempton Park.
avec le succès de Trypolo dans le Prix Maurice et Jean Gillois – Grand Steeple-Chase( 1985) ».
Paris et la province, deux cours longtemps différentes
L’ obstacle peut aussi remercier Alain du Breil, président du comité de la Société des Steeple- Chases de 1977 à 1987. En sus d’ avoir rénové Auteuil et œuvré en faveur des AQPS, l’ instigateur de ce « Tour de France » au long cours a fait sauter les barrières cloisonnant la capitale et la province. Comme le rappelle Pierre Champion, auteur de plusieurs livres sur les chevaux et spécialiste de l’ élevage et de la génétique: « À l’ époque, courir à Auteuil pour un cheval de Nort-sur-Erdre ou autre tenait de l’ exceptionnel ». Jean-Claude Rouget fait ses classes dans cette discipline depuis sa base de Pau. André Fabre domine l’ obstacle en tant que jockey, puis entraîneur. Jean-Paul Gallorini va vite s’ imposer comme « le grand novateur ». Maisons-Laffitte et sa ligne droite de 2 000 mètres n’ ont pas à rougir de la comparaison avec Newmarket. François Doumen, « un entraîneur qui a beaucoup changé l’ obstacle aussi », entre dans la légende en battant les Anglais et leur icône Desert Orchid
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