The Balanda Show N°16 Fevrier 2026 | Page 50

PREMIÈRE PARTIE deux ou trois dernières années, j’ appréhendais les accidents quand j’ allais sur les hippodromes. L’ obstacle est une discipline difficile et je me sentais responsable en cas de coup dur.
G. Vous êtes né dans une famille de cavaliers de saut d’ obstacles. Pourquoi avoir pris la voie des courses?
J. B. d. B. Mon grand-père, Pierre, a été vicechampion olympique de CSO en 1928 à Amsterdam avec son cheval Papillon XIV. Mon père, Marc, qui était officiellement viticulteur, passait le plus clair de son temps sur les terrains de compétition avec son grand ami, le cavalier de légende Pierre Jonquères d’ Oriola, devenu le parrain de ma sœur. Mon frère, Gilles, a été deux fois champion du monde de saut d’ obstacles par équipe à vingt ans d’ intervalle, en 1982 et 2002. Il a une équitation magnifique et nous nous parlons beaucoup « chevalistiquement ». J’ ai moi-même pratiqué le saut d’ obstacles jusqu’ aux épreuves juniors, souvent avec des pur-sang réformés que mon père nous trouvait. J’ étais petit, léger et surtout mauvais élève, je me suis vite retrouvé à l’ école des courses!
G. Et vous avez débuté comme jockey … J. B. d. B. Oui, mais j’ étais nul! Léger et sérieux certes, mais cela ne suffit pas! Je n’ avais pas de nerfs, et de toute façon c’ est l’ entraînement qui me passionnait. J’ ai énormément observé la méthode de mes patrons successifs, Pierre Etchebest à Pau puis Étienne Mazoyer dans le Centre. Plus tard, j’ ai travaillé chez François Boutin et même si notre collaboration a été assez courte, il m’ a énormément appris sur le travail des jeunes chevaux.
G. Racontez-nous vos débuts? J. B. d. B. Je suis allé travailler un réformé des courses chez une amie en région parisienne. Elle m’ a dit: « tu sais que c’ était un crack? » Je me suis du coup renseigné sur ce cheval qui s’ appelait Sean. C’ était un ex-Rothschild qui s’ était classé troisième du Prix Hocquart( Gr. 2 à Longchamp) et avait été réformé pour une tendinite. Mais ses jambes me semblaient impeccables. On a fait venir le vétérinaire des chevaux de mon frère, et il nous a donné le feu vert. J’ ai pris mon camion et suis parti avec Sean et un autre cheval à Lyon, où je connaissais pas mal de monde. Maxime Césandri m’ a hébergé et j’ ai commencé à entraîner fin 1977. À l’ époque, pour se lancer, il fallait avoir deux parrains et trois casaques. Mes parrains étaient Étienne Mazoyer, mon père dans les courses, et Jean Boulard. Les couleurs, celles de mon père- casaque bleue, croix de Saint-André bleu marine, toque bleue-, d’ Étienne Mazoyer et de Bernard Noirot, pour
1978
1954
7 JUILLET
NAISSANCE
1970
Début en tant que jockey
24 AVRIL
Première victoire en tant qu ' entraîneur à Hyères avec Sean
AOÛT
Naissance d ' Olivier Bertran de Balanda
17 NOVEMBRE
1985
Remporte son premier Groupe 1 en tant qu ' entraîneur avec Trypolo dans le Prix Maurice et Jean Gillois
Victoire de Philastre dans le Maurice
Gillois( Gr. 1)
1 ER NOVEMBRE
# 16
18 FÉVRIER
1977
Obtention de la licence d ' entraîneur
9 DÉCEMBRE
1980
Naissance de Nicolas Bertran de Balanda
50
1986
Met un terme à sa carrière de jockey
S ' installe à Maisons-Laffitte
Victoire de Bimbola dans le Prix de Pomone( Gr. 2)
1 ER AOÛT
1999