G. N’ est-ce pas risqué pour l’ harmonie familiale de travailler en association avec son père?
C. P. Ça peut l’ être, d’ autant que nous avons deux caractères forts. J’ arrivais avec mes nouvelles idées et lui était habitué à entraîner tout seul. C’ était un peu compliqué au début, dans un contexte peu favorable et il y a eu quelques accrochages. Heureusement que ma mère était là, tout comme le premier garçon, Olivier Cacquevel. Au fur et à mesure du temps, mon père a su me laisser de la place.
G. Quelles sont les principales qualités de votre père?
C. P. Il a eu cette intelligence de partager et de voir les choses à deux, ce que tout le monde n’ a pas. Ce n’ est pas forcément simple cette ouverture d’ esprit.
G. Et ses défauts?
C. P. Il peut être gueulard mais n’ est pas rancunier, et il sait se remettre en question, même si ce n’ est pas au moment même. Il arrive à peser le pour et le contre. Il n’ a pas trop de filtres quelquefois, n’ étant pas toujours trop diplomate.
G. Quelle est votre organisation, hors meeting de Pau?
C. P. Je suis dans la cour à 5 h 30: je nourris les chevaux et fais les boxes ensuite avec les gars. Je monte à cheval toute la matinée et lui s’ occupe des engagements. On discute au café des différents travaux. Papa entretient la piste et observe à pied les exercices des chevaux. Nous avons ainsi deux angles de vue avec deux ressentis différents. C’ est intéressant et complémentaire.
G. Comment se passe la communication avec vos propriétaires?
C. P. Nous avons généralement nos propriétaires attitrés. Les clients historiques communiquent naturellement avec mon père. Je m’ occupe notamment des propriétaires étrangers, mais pas seulement. Nous communiquons régulièrement via des messages WhatsApp. Il est primordial de donner des nouvelles des chevaux aux propriétaires.
G. Quid de la répartition des tâches durant l’ hiver?
C. P. Papa s’ occupe des poulains à l’ écurie tandis que je suis à Pau. Quand j’ étais petite et qu’ il
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