L'importance de la santé mentale et du suivi psychologique chez les athlètes - APRH | Página 62

leur vie: le sport bien sûr, mais aussi la famille, les études, l’ hygiène de vie et la santé mentale … Nous sommes particulièrement vigilants en ce qui concerne les internes qui sont parfois très jeunes, treize ou quatorze ans, éloignés de leur famille pour la première fois et avec de grosses journées … Lorsqu’ on détecte un problème, on propose à l’ athlète un suivi psychologique sur l’ année. On ne peut évidemment pas le lui imposer, car il doit adhérer au projet pour que ce soit utile. »
Pendant et après
Parmi les soucis que peuvent rencontrer les athlètes, les troubles alimentaires sont plus fréquents dans les sports à catégorie de poids( boxe, judo, lutte …) ou les disciplines esthétiques comme la gymnastique ou la danse rythmique. « Pour ces sportifs, la pesée peut être angoissante. On fait face à un discours sur le“ bon” corps qui n’ est pas forcément un corps en bonne santé s’ il subit trop de restrictions. » Une réalité qui fait écho à la condition des jockeys … Même à l’ INSEP la santé mentale peut être un tabou, car elle se heurte au mythe de l’ athlète tout-puissant, maître de son corps et de ses émotions. « On essaie de rendre le suivi psychologique normal dans l’ esprit des athlètes, de le démocratiser », précise Barbara Brès. Un dispositif particulier est proposé aux athlètes en reconversion, selon les accords passés avec les diverses fédérations sportives. « Pour beaucoup d’ entre eux, notamment les blessés ou nonsélectionnés, on a une rupture de carrière plutôt qu’ une transition vers la retraite. L’ INSEP propose une aide psychologique qui peut s’ échelonner sur un an. » Une quinzaine d’ athlètes ont demandé à bénéficier de ce dispositif récent.
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