MIND(RE)SET N°13 Octobre 2025 | Page 114

CI-DESSUS
Cristian Demuro après son sacre dans l ' Arc 2023.
© APRH
••• de l’ Arc, mais Suave Dancer, entraîné par John Hammond et monté par la star américaine Cash Asmussen, l’ a battue de deux longueurs. L’ excellente Magic Night a ensuite fini deuxième de la Japan Cup.
Terrain miné
Cristian Demuro fait partie des pilotes d’ exception ayant remporté deux fois le Qatar Prix de l’ Arc de Triomphe, en 2020 avec Sottsass puis en 2023 avec Ace Impact. Il connaît bien le Japon où son frère Mirco a été jockey et où lui-même se rend pendant deux mois chaque hiver depuis plus de dix ans. L’ actuel leader au classement de la Cravache d’ or y monte les plus belles courses: « Il y a des Groupes 1 chaque semaine, et je suis associé à de bons chevaux que je monte ensuite à Dubaï ou aux États-Unis pour la Breeders’ Cup. » Pour Cristian les échecs japonais ne sont pas dus à la qualité des chevaux mais au terrain. « Chez eux, ils ne courent que sur des pistes plates, très fermes et très rapides. En France, ils sont souvent performants lors des préparatoires de l’ Arc, mais le jour de la course elle-même le terrain est trop lourd pour leurs aptitudes. Leur méthode d’ entraînement est très différente aussi: ils travaillent sur des pistes en copeaux de bois, en montant, sur des distances courtes, 800 à 1 000 mètres … Il y a un monde entre cela et les pistes des Lions ou des Aigles à Chantilly. » La piste de ParisLongchamp monte, descend, elle est technique et difficile à apprivoiser. Les jockeys japonais, habitués aux pistes plates et à une certaine « courtoisie » dans le peloton, sont-ils un frein au succès de leurs chevaux? « Ils n’ ont pas l’ opportunité de développer leur faculté d’ adaptation comme le font les jockeys européens », affirme Patrick Barbe. « Au Japon, les courses
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