DOSSIER À LA UNE
COOLMORE ET LE PRIX DU JOCKEY CLUB: UNE LONGUE HISTOIRE, EN FIN DE COMPTE
Par Pierre Champion
Ce n’ est pas un mince exploit qu’ a réussi l’ entraîneur irlandais, Aidan O’ Brien, en plaçant ses trois représentants dans la course aux trois premiers rangs, dimanche dernier, sur l’ hippodrome de Chantilly. Un « Jockey Club » aux couleurs de Coolmore, donc, avec la victoire de Constitution River, aux dépens de Hawk Mountain et de Montréal. Un tir groupé, aussi, aux deux premières places, des produits du regretté Wootton Bassett, étalon miracle, révélé en France, par Nicolas de Chambure, en son haras d’ Étreham, et acheté, ensuite, par les associés de Coolmore, qui ont transformé l’ essai, tout en perdant prématurément, malheureusement, le fils d’ I ff r a a j, à l’ automne 2025. Wootton Bassett leur avait déjà donné Camille Pissarro, vainqueur du même Qatar Prix du Jockey Club, en 2025. L’ épreuve
leur avait également souri en 2021, avec St Mark’ s Basilica, lequel offrait son premier Prix du Jockey Club à Aidan O’ Brien. Une vingtaine d’ années plus tôt, Michael Tabor, l’ un des animateurs du consortium Coolmore, avait fait sien le « Jockey Club », grâce à Montjeu, préparé par John Hammond et monté par Cash Asmussen, sous la même casaque bleue, mâtinée d’ orange, que Constitution River. Et le « grand ancêtre », Robert Sangster, qui, avec John Magnier et le légendaire entraîneur Vincent O’ Brien – sans lien de parenté avec Aidan –, lancèrent Coolmore et Ballydoyle, dans les années 1970, n’ avait pas été en reste dès 1982 et le succès d’ Assert, bientôt conforté par celui de Caerleon, en 1983. Une longue histoire, somme toute, avec le Derby français.
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