ÉQUIPÉDIA, une source documentaire fiable et gratuite
LE RESPE Le Réseau d’ épidémio-surveillance en pathologie équine propose également un guide bien illustré des plantes toxiques:
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ÉQUIPÉDIA, une source documentaire fiable et gratuite
L’ Institut français du cheval et de l’ équitation( IFCE) met à la disposition du public équipédia, une base documentaire très riche qui aborde une multitude de sujets sous un angle grand public mais avec une rigueur scientifique. On y trouve notamment une série de fiches techniques sur les plantes toxiques, rédigées par Nelly Genoux, ses collègues et des vétérinaires spécialistes.
voir site équipédia
Dans le même espace, diverses webconférences sur les plantes toxiques sont archivées( liste non exhaustive):
Plantes toxiques des prairies
Plantes toxiques à tropisme rénal chez les équidés
Plantes à l’ origine de troubles nerveux convulsifs et toniques
LE RESPE Le Réseau d’ épidémio-surveillance en pathologie équine propose également un guide bien illustré des plantes toxiques:
Liste des plantes toxiques
Les végétaux exotiques ou importés sont fréquemment néfastes pour les chevaux. C’ est le cas du laurier-rose par exemple, originaire du bassin méditerranéen mais désormais présent dans tout l’ Hexagone. 25 g, soit une dizaine de feuilles, suffisent à tuer un cheval. On pourrait également citer l’ érable négundo, ramené des États- Unis au XVIII e siècle pour embellir des parcs et jardins. Ses graines et plantules sont tout aussi toxiques que celles de son collègue l’ érable sycomore: elles contiennent un acide aminé, l’ hypoglycine A, qui provoque une myopathie atypique à l’ issue souvent mortelle puisqu’ elle détruit les muscles posturaux, respiratoires et du myocarde. « Les fruits des érables( contenant les graines) sont facilement transportés par le vent et peuvent contaminer l’ environnement du cheval, même si l’ arbre lui-même n’ y est pas présent( jusqu’ à plusieurs centaines de mètres) », précise Nelly Genoux.
Les grands crus du poison
Certains végétaux sont mortels à très petites doses mais rares dans notre environnement. D’ autres, beaucoup plus communs sous nos latitudes, distillent au contraire leur poison au fil du temps, une petite dose s’ ajoutant à une autre pour provoquer des désordres parfois mortels. Les séneçons, plantes herbacées à fleurs jaunes, « cousines » du pissenlit, agissent ainsi, « en sourdine ». L’ ingestion de quelques dizaines de grammes par jour fait s’ accumuler des toxines dans le foie. Les premiers symptômes peuvent n’ apparaître que quelques semaines ou mois plus tard: coliques récidivantes, ictère des muqueuses, amaigrissement … Passé un certain seuil, le foie n’ est plus capable de mener à bien sa mission de détoxification de l’ organisme. Dans la forme aiguë de cet empoisonnement, si le cheval ingère de 3 à 5 % de son poids en séneçon en un laps de temps court, sa mort est rapide après l’ apparition de troubles digestifs et nerveux( excitation, mauvaise coordination des mouvements, baisse de la vision …) Le cheval n’ a pas tendance à manger spontanément les séneçons, dont l’ amertume est dissuasive. Mais il peut se rabattre sur eux comme sur d’ autres plantes toxiques peu appétentes en cas de disette ou s’ ils sont intégrés à son foin: séchée, la plante perd son amertume et les équidés peuvent en consommer. Chaque éleveur ou détenteur de chevaux devrait donc être en mesure d’ étudier son foin pour y détecter les indésirables, mais une réelle compétence est nécessaire car les plantes une fois sèches sont encore plus difficiles à identifier. Il ne faut donc pas hésiter à aller inspecter les parcelles avant qu’ elles soient fauchées ou à demander des garanties à ses fournisseurs. On constate également que les plantes sont plus toxiques certaines années que d’ autres, selon le lieu géographique ou la pluviométrie par exemple. Les végétaux n’ ont donc pas toujours le même « caractère », un peu comme le vin! Le réchauffement climatique favorise l’ implantation de nouveau ennemis pour les chevaux. La porcelle enracinée, dont la fleur ressemble au pissenlit, a ainsi connu une expansion spectaculaire grâce à la sécheresse de 2003. Quittant son Sud originel, elle a colonisé tout le territoire français. Ses longues racines pivotantes lui permettent de supporter le manque d’ eau quand les espèces bénéfiques qui
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