The Balanda Show N°16 Fevrier 2026 | Page 72

TROISIÈME PARTIE
VU PAR UN AMI
Marcel Rolland

Jehan Bertran de Balanda, un homme franc et fidèle

Marcel Rolland. © APRH
Par Cécile Adonias
Entre Marcel Rolland et Jehan Bertran de Balanda, c’ est une histoire d’ amitié qui dure depuis plus de cinquante ans.
Ils se sont rencontrés chez François Boutin à Chantilly. Jehan était alors apprenti. Il poursuivra son chemin à Lyon chez Étienne Mazoyer avant de s’ y installer comme entraîneur. « Nous sommes toujours restés en contact, aussi bien professionnellement que personnellement. Nos familles se sont liées d’ amitié, nous sommes partis plusieurs fois en vacances ensemble. Et tout ça, grâce aux chevaux! » explique Marcel Rolland. « Je ne peux pas dire que nous nous appelons souvent, mais de temps en temps. Jehan est un vrai homme de cheval, une personne fidèle en amitié et, même si cela ne se soupçonne pas, quelqu’ un de sensible devant les événements de la vie. Il ne montre que peu ses émotions, mais il prend beaucoup de plaisir lorsqu’ il gagne une course par exemple. Nous avons pu le constater lors de sa dernière victoire à Auteuil dans le Groupe 3 Prix Sytaj avec Ocre. » Les deux amis ont partagé beaucoup de moments ensemble. L’ un des très bons souvenirs, qui a marqué Marcel, restera les 50 ans de Jehan Bertran de Balanda. Une grande fête organisée à Maisons-Laffitte avec sa famille et ses amis où l’ ambiance était superbe. Mais également toutes les victoires sur les pistes des deux entraîneurs respectifs. « Nous avons toujours beaucoup de plaisir à voir l’ un ou l’ autre gagner. Nous n’ avons pas besoin de grandes paroles ou de grands mots pour nous comprendre. Jehan est une personne fidèle et franche. Nous faisons partie de la même génération, l’ ancienne! ». Marcel Rolland poursuit: « La communication et les réseaux sociaux ne sont pas de notre génération. Ceux qui sont restés jusqu’ au bout n’ étaient pas que de simples propriétaires, c’ était avant tout des amis, des personnes qui ont toujours été présentes et ce, jusqu’ au dernier jour. Aujourd’ hui, pour une seule casquette, il faut avoir énormément de ressource: communication, commerce, gestion salariale et administrative, relation avec les courtiers, et bien sûr entraîner les chevaux. Il faut gagner des courses et ne pas s’ éparpiller, sinon cela n’ est pas sain. C’ est comme cela que Jehan a pu mener sa carrière jusqu’ au bout. Il est issu d’ une grande famille de cheval, par son père et son frère, entre autres. Toute sa vie a été dédiée aux chevaux et il va continuer à s’ en occuper. D’ après ce qu’ il m’ a expliqué, il va suivre les chevaux de ses amis. Même s’ il a cessé d’ entraîner, il va rester impliqué, car c’ est avant tout un plaisir! » Marcel Rolland conclut l’ entretien sur une anecdote: « Lorsque nous étions chez François Boutin, il montait les galops le matin. Et il voulait gagner les galops du matin comme ceux de l’ après-midi( rires). Cela lui a valu de se faire reprendre par M. Boutin. C’ est un gagneur! »
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