Dominique Boulard. Sa méthode de dressage et son professionnalisme lui ont permis d’ y arriver. Jehan, en fin cavalier, a lui aussi toujours eu des chevaux très bien dressés sur les obstacles. Ses élèves ne tombaient que rarement. »
Sous l’ ère de Jean-Luc Lagardère
Alors que le Baron Édouard de Rothschild, ancien président de France Galop, a permis aux femmes jockeys d’ être de plus en plus présentes dans les pelotons, avec la mise en place d’ une décharge accordée à la gent féminine, Jean-Luc Lagardère, son prédécesseur, a lui aussi révolutionné les courses hippiques. À la fin des années 1990, la décentralisation des réunions et des épreuves support de paris à la carte s’ opère: « France Galop, c’ est le galop, c’ est la France aussi, déclara-t-il. Ne craignez rien. Il n’ y aura pas de dirigisme parisien. Nous sommes tous des provinciaux. Moi-même, j’ ai fait mes premières armes aux courses avec mon père sur le petit hippodrome d’ Auch, dans mon Gers natal. » Une avancée notable qui mit fin au clivage Nord-Sud. « Avant, pour courir à Paris, c’ était toute une expédition, rappelle Dominique Boulard. Quand j’ étais entraîneur pour le Haras du Quesnay en 1985, il y avait des courses en région parisienne
réservées exclusivement aux entraîneurs et aux chevaux provinciaux. De nos jours, il n’ y a plus de ségrégation. Si vous regardez Jérôme Reynier, Henri-Alex Pantall ou Stéphane Wattel, ils n’ entraînent pas en région parisienne. En obstacle, Guillaume Macaire, François Nicolle et Arnaud Chaillé-Chaillé non plus. »
L’ empreinte laissée par François Boutin
Lorsque Dominique Boulard rencontre pour la première fois Jehan Bertran de Balanda, ce dernier était encore un jeune jockey, au sein de l’ écurie de François Boutin: « J’ ai travaillé cinq ans chez lui. Jehan étant plus vieux que moi, il y était depuis quelque temps. Toutes les personnes qui ont exercé chez François Boutin ont été marquées par lui. On a tous gardé une certaine sympathie entre nous, c’ est un truc difficile à expliquer. Fils d’ agriculteur, François Boutin était très humain avec ses employés. La méthode d’ entraînement n’ a pas réellement changé au fil des années. S’ il était encore entraîneur, il gagnerait toujours autant de courses. Pour réussir dans ce métier, l’ observation, la rigueur et la mémoire sont indispensables. François Boutin avait réussi à créer un esprit d’ équipe et un esprit de famille … Jehan a gardé cette mentalité au
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