The Balanda Show N°16 Fevrier 2026 | Page 34

propre identité. Thomas Beaurain, le fils du regretté et célèbre Jean-Yves Beaurain, multiple vainqueur de Groupe 1 à Auteuil, a durant des années porté l’ étiquette « du fils de ». « Je l’ ai accompagné partout. Mon père a toujours été mon idole. Le nom je l’ avais, mais je n’ avais pas le prénom. Quand j’ étais jeune, on m’ appelait souvent comme le fils de Jean-Yves [ Beaurain ]. Nous avons eu deux carrières totalement différentes. Mon père était premier jockey chez M. Sécly. J’ ai monté sur plus de 100 hippodromes, alors que lui n’ était vu qu’ à Auteuil ou Enghien. Le fait de participer à des courses en cross, notamment pour le compte de Patrice Quinton, m’ a beaucoup aidé et m’ a permis de me faire connaître. Je ne peux pas dire que j’ ai dépassé mon père, mais au fil du temps, le regard des professionnels a changé et on a fini par m’ appeler par mon prénom. » Passionné depuis son jeune âge par le milieu hippique, son père n’ a pas souhaité qu’ il suive la filière classique. « J’ étais assez lourd et grand quand j’ étais
Associé à Azura du Kalon en 2014, Thomas Beaurain signait sa première victoire de Groupe.
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adolescent. À cette époque, je ne rentrais pas dans les critères de l’ AFASEC. J’ ai alors débuté en tant que gentleman-rider dans un premier temps, après avoir passé un BEP en comptabilité. J’ ai également travaillé un an dans l’ immobilier pour voir autre chose. » Chassez le naturel, il revient au galop. En 2007, Thomas Beaurain rejoint l’ écurie de son père devenu alors entraîneur. Après trois ans passés à Lyon, l’ ancien apprenti de Nicolas de Balanda, qui a également travaillé aux côtés d’ Emmanuel Clayeux et d’ Arnaud Chaillé- Chaillé, pose ses valises dans l’ Ouest, chez Jean- Luc Guillochon puis Patrice Quinton: « J’ ai gagné mon premier Groupe avec Azura du Kalon pour son entraînement. Nous avons remporté de belles courses ensemble: quatre fois le Grand Steeple de Waregem, le Grand Cross de Pau. Nous avons vraiment vécu une belle épopée. » Jockey freelance depuis 2015, Thomas Beaurain a connu des hauts et des bas comme tout le monde: « Ce qui fait ma force, c’ est mon expérience et mon travail, rappelle le principal intéressé. En 2026, j’ espère surfer sur la vague du succès et continuer à travailler avec les personnes qui me font confiance. Si je n’ ai pas de blessures, j’ ai pour ambition de figurer dans le Top 5 et de remporter de belles courses. »