JOCKEY
THOMAS BEAURAIN
« LE NOM JE L’ AVAIS, IL A FALLU ME FAIRE UN PRÉNOM »
Par Paul Casabianca
Lauréat de la 600 e course de sa carrière avec Peso di Legno, le 16 janvier à Pau, Thomas Beaurain réalise un début de saison aussi remarqué que remarquable. L’ occasion d’ en savoir plus sur le jockey le plus expérimenté des pelotons d’ obstacles, fils du regretté et célèbre Jean-Yves Beaurain.
Ils ne sont pas si nombreux à avoir atteint le cap des 600 victoires dans la colonne des jockeys d’ obstacles. Ils se comptent même sur les doigts d’ une main. Derrière Bertrand Lestrade, le seul à avoir dépassé la barre des 1 000 gagnants, Clément Lefebvre, Kévin Nabet, James Reveley et Thomas Beaurain, lauréat de sa 600 e course le 16 janvier dernier à Pau, intègre ce cercle très fermé. « Je suis assez fier de cela, reconnaît l’ un des pilotes les plus chevronnés des pelotons. Nous ne sommes pas beaucoup à avoir franchi ce cap, c’ est une belle récompense. Cela demande beaucoup de travail et de concessions pour y arriver ». Âgé de 38 ans, Thomas Beaurain sait évidemment de quoi il parle. Dans un métier aussi difficile que celui de jockey d’ obstacles, où la gestion du poids, des chutes et des blessures rythme votre quotidien, perdurer n’ est pas une sinécure: « J’ ai la chance d’ avoir une famille unie et d’ être bien entouré. L’ an dernier, j’ ai participé à 440 courses, ce qui veut dire que je n’ ai pas passé beaucoup de temps à la maison. Je suis obligé de suivre un régime pour faire le poids, cela demande également beaucoup de sacrifices. » Des sacrifices récompensés par une première victoire de Groupe 1 à Auteuil, dans le Prix La Haye Jousselin en 2024, en selle sur le champion Gran Diose. Un moment inoubliable et riche en émotions. « Remporter le Prix La Haye Jousselin, un prix qui me tient à cœur comme tout le monde sait, ça a été le
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