CI-DESSUS
Rond de présentation de Chantilly.
© APRH
•••
Chantilly dans son ensemble, centre d’ entraînement compris. « Nous sommes ultra météo-dépendants et avons plusieurs scénarios d’ arrosage possibles, avec des sondes qui mesurent la pression dans les canalisations. Un logiciel calcule où on doit arroser pour avoir la pression adéquate. Les informations sont transférées sur tablette afin qu’ un opérateur surveille sur le terrain que tout se passe bien. On arrose de nuit évidemment afin d’ éviter l’ évapotranspiration. » Avant les travaux, la piste était arrosée par tronçons de trois cents à cinq cents mètres, sans discernement. Or, il s’ agit d’ un terrain naturel et sableux qui n’ est pas plat et sèche vite. Chaque gros arroseur est désormais piloté individuellement, et il y en a tous les quinze à trente mètres. Ce dispositif est complété par de plus petits arroseurs de chaque côté de la piste, tous les quatre mètres. La piste est large de trente mètres, pour quinze hectares de superficie, l’ hippodrome en comptant soixante-cinq au total. « Le milieu est souvent plus frais que les bords. On n’ utilise alors que les petits arroseurs qui ont un rayon d’ action de quatre mètres de chaque côté de la piste », précise Marin Le Cour Grandmaison. « On travaille aussi en fonction du calendrier et du programme des courses en n’ arrosant que les pistes qui vont être utilisées. Celle du Jockey Club au printemps, la ronde en automne... On se contente de maintenir les pistes qui ne servent pas. »
Les hippodromes font leur révolution culturelle
À Chantilly, France Galop s’ évertue à avoir un rond de présentation bien vert et pimpant, car c’ est la vitrine télévisée de l’ hippodrome. Mais les autres espaces publics et paysagers ne sont plus arrosés. « C’ est entré dans les mœurs, affirme Marin Le Cour Grandmaison. On admet qu’ au goût de certains ce soit moins beau qu’ avant. » Pas moins beau mais différent selon Rose-Marie Vigorito-Somson,
•••
# 12 104