DOSSIER À LA UNE
THIERRY JARNET
Par Alice Baudrelle
Jockey de 1984 à 2016, Thierry Jarnet a remporté environ 2 600 victoires à travers le monde, dont 4 Prix de l’ Arc de Triomphe. Devenu coach pour les élèves de l’ AFASEC, il nous a livré son ressenti sur l’ évolution de la casaque.
« Lorsque j’ ai commencé à monter en course, il y avait beaucoup plus de casaques en soie, notamment les casaques classiques. Elles n’ étaient pas beaucoup plus lourdes que les casaques en synthétique, mais le poids des jockeys se joue parfois à quelques grammes! J’ avais une hygiène de vie et un régime alimentaire assez stricts, donc ce n’ était pas un problème pour moi. Les casaques ont évolué de par la technologie et l’ inflation, qui ont entraîné la disparition de plusieurs fabricants français. Avant, on pouvait acheter les casaques cousues main en grand nombre chez Mireille ou Au petit matelot, une grande boutique de vêtements dans l’ avenue de la Grande Armée à Paris. Avec le temps, il a fallu trouver des solutions moins coûteuses et commander des casaques sur Internet à l’ étranger, qui sont fabriquées par des machines. Je ne trouve pas qu’ il y ait eu une grosse révolution au niveau de l’ aspect des casaques en elles-mêmes. » Nostalgique de l’ époque des couleurs de la famille Wildenstein et de la marquise de Moratalla, qui ont disparu, Thierry Jarnet garde un faible pour une casaque en particulier: « Pour moi, celle qui avait un petit plus par rapport aux autres était celle d’ Olivier Lecerf, noire toque bleue, que j’ ai portée avec Subotica.
Non seulement je la trouvais très jolie, mais elle a aussi une signification particulière: c’ est avec elle que j’ ai remporté ma première victoire pour André Fabre, mon premier Groupe 1, et mon premier « Arc »… Un vrai porte-bonheur! »
« LES CASAQUES ONT ÉVOLUÉ DE PAR LA TECHNOLOGIE ET L’ INFLATION, QUI ONT ENTRAÎNÉ LA DISPARITION DE PLUSIEURS FABRICANTS FRANÇAIS. »
Thierry Jarnet, ici paré de la casaque de Subotica.
© APRH
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