DOSSIER À LA UNE
PRIX DE DIANE
NI TOUT À FAIT LE MÊME, NI TOUT À FAIT UN AUTRE
Par Pierre Champion
L’ histoire du Prix de Diane est à peine moins ancienne et tout aussi colorée que celle du Prix du Jockey Club. Les deux courses auront, bientôt, deux siècles d’ existence et, forcément, le récit y trouve son compte. Il y a les grandes casaques du Prix de Diane, comme celles du Prix du Jockey Club. Ce sont, en partie, les mêmes, mais au service d’ une histoire qui se décline différemment. Chaque aventure sportive a sa particularité, sa singularité. C’ est là tout son intérêt et tout son attrait.
Sept succès en moins de vingt ans pour l’ Aga Khan Les couleurs les plus titrées dans le Prix de Diane sont celles du prince Karim Aga Khan, sept fois lauréat de l’ épreuve entre 1993 et 2012. L’ exploit n’ est pas mince d’ avoir signé ces 7 succès en moins de vingt ans. Ils vont de celui de Shémaka, en 1993, à celui de Valyra, en 2012, en passant par ceux de Véréva, en 1997, Zainta, en 1998, Daryaba, en 1999, Zarkava, en 2008, et S a r a fi n a, en 2010. Dans la colonne des entraîneurs, c’ est Alain de Royer-Dupré qui fut l’ artisan de ces différentes victoires, à l’ exception de celle de Valyra, que prépara Jean-Claude Rouget. Soulignons que Daryaba, qui s’ imposa sous la selle de Gérald Mossé, comme Shémaka, Véréva et Zainta, se trouve être, en une prégnante actualité, la grandmère d’ un certain Daryz.
L’ écurie Wildenstein, l’ une des plus présentes, également, au palmarès La casaque verte, épaulettes rouges, toque verte, a donc gagné 3 Prix de Diane consécutifs entre 1997 et 1999, grâce, tour à tour, à Véréva, Zainta et Daryaba. Dans les années 1970, Daniel Wildenstein a fait presque aussi bien, via ses championnes, Allez France, Pawneese et Madélia, remportant la course trois fois en quatre ans, soit en 1973, 1976 et 1977. L’ écurie Wildenstein est, pareillement, l’ une des plus présentes au palmarès du Prix de Diane, ayant à son actif deux succès supplémentaires, obtenus par l’ entremise d’ Aquarelliste, en 2001, et de Bright Sky, en 2002.
L’ exploit de Pawneese En 1976, Pawneese réussit une véritable gageure en s’ adjugeant le Prix de Diane, neuf jours après avoir gagné son équivalent britannique, à savoir les Oaks d’ Epsom. Elle le fait de bout en bout, dans un style aérien, aux dépens de la lauréate de la Poule d’ Essai des Pouliches et du Prix Saint-Alary, Riverqueen. Le mois suivant, Pawneese poursuit sur sa lancée en allant battre ses aînés dans les King George VI & Queen Elizabeth Stakes, à Ascot, tandis que Riverqueen fait la même chose dans le Grand Prix de Saint-Cloud. Quel tandem formé par ces deux-là!
Madélia, l’ invaincue signée Penna En 1977, Madélia parvient à contrer Trillion, d’ une tête, à l’ arrivée d’ un Prix de Diane qui la voit demeurer invaincue en quatre sorties depuis la mi-avril. En moins de deux mois, aux soins de l’ entraîneur argentin installé en France, Angel Penna, et sous la selle du crack jockey Yves Saint-Martin, alors première monte pour Daniel Wildenstein, 4 victoires, donc, et, parmi celles-ci, 3 titres de Groupe 1, de la Poule d’ Essai des Pouliches au Prix de Diane, en passant par le Prix Saint-Alary. Madélia ne sera pas revue en compétition. Il s’ agit d’ un produit de Caro, à l’ image de Crystal Palace, qui vient de briser la malchance ancestrale de l’ écurie Rothschild dans le Prix du Jockey Club, huit jours plus tôt.
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