est entré en centre de rééducation, il n’ y a pas un jour où il n’ a pas regardé sa chute pour se souvenir pourquoi il était là. Il avait besoin de cela pour aller de l’ avant, dans cet objectif de remonter.
G. Gabriel m’ avait confié en début de carrière qu’ il ne pensait qu’ à gagner. A-t-il toujours ce tempérament?
A.-H. L. Ça s’ est un peu estompé. Avant, son objectif ultime était d’ être numéro un. Maintenant, il privilégie sa qualité de vie et de pouvoir passer du temps avec son fils Henri. Il est fan de son fils!
G. Gabriel a commencé son activité avec 5 chevaux en 2014 et en entraîne désormais près de 90. Comment avez-vous géré cette évolution?
A.-H. L. Quand nous avons créé l’ écurie, nous avions un deal: lui s’ occupait des chevaux et moi de la gestion administrative. Ce n’ était pas compliqué pour moi avec 5 chevaux au départ. Je pouvais faire ça en plus de mon travail, mais ça a rapidement monté en puissance. On a réussi à s’ organiser. Gabriel a une assistante et une secrétaire, mais je continue malgré tout de m’ occuper de la gestion d’ entreprise, en plus de mon emploi, que j’ ai réduit pour pouvoir l’ accompagner au mieux.
G. Vous qui n’ êtes pas issue du milieu des courses, comment vous êtes-vous adaptée à ce rythme de vie très particulier?
A.-H. L. Je n’ ai jamais eu peur de cela. En tant que fille d’ agriculteur, je savais ce que c’ était de travailler tous les jours et toute l’ année. J’ ai toujours monté à cheval, mais je ne connaissais rien aux courses. Si on n’ aime pas le cheval, c’ est compliqué de partager sa vie avec un entraîneur qui leur voue la sienne. Les chevaux passent avant les week-ends et les vacances. Il faut être en capacité de suivre Gabriel sur les hippodromes et ça n’ a jamais été un frein pour moi. Notre rythme de vie me convient parfaitement. J’ y trouve mon équilibre et beaucoup d’ intérêt.
G. Comment l’ accompagnez-vous au quotidien?
A.-H. L. À la maison, nous ne parlons jamais de chevaux. Quand il y a de grosses échéances, comme le week-end du Grand Steeple, je le laisse dans sa bulle, ce dont il a besoin.
GABRIEL
LEENDERS
EN 5 QUESTIONS
1. Ses sports préférés?
A.-H. L. Il est passionné de tous les sports! De l’ automobile au foot en passant par des sports plus confidentiels. Fan du PSG, il va régulièrement au Parc des Princes, mais il est capable de se passionner pour des compétitions de curling devant sa télé. Il a regardé tous les sports durant les JO d’ hiver. Il adore échanger avec un athlète de haut niveau, afin d’ essayer de le transposer dans son entraînement.
2. Sa musique préférée?
A.-H. L. C’ est sa grande passion, la musique. De Bob Marley à Janis Joplin, en passant par Céline Dion, Johnny Hallyday ou Bon Entendeur, il écoute vraiment tous les styles.
3. Son style de vacances?
A.-H. L. Elles ne durent jamais plus de 5 à 6 jours. Il peut commencer ses vacances à rattraper les heures de sommeil en retard, mais passer une journée à ne rien faire n’ est pas dans ses habitudes. Il est toujours très motivé de tout et a constamment plein de projets.
4. Superstitieux?
A.-H. L. Comme beaucoup dans ce milieu.
5. Sa devise?
A.-H. L. De kiffer!
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