Dynastie N°12 Septembre 2025 | Seite 30

G. Avez-vous encore des rêves et des défis à relever?
C. S. Oui, bien sûr. J’ ai beaucoup de défis encore à accomplir. Si j’ ai la chance d’ être associé à un bon cheval dans « l’ Abbaye de Longchamp », ça serait top. C’ est le seul Groupe 1 qui manque à mon palmarès en France. Remporter le Derby d’ Epsom est aussi un rêve comme remporter un 3 e « Arc de Triomphe ». Je n’ ai jamais monté en Australie donc j’ aimerais bien y aller avec de bons chevaux. Remporter des grandes courses aux États-Unis fait également partie de mes défis. Ce n’ est jamais fini.
G. Vous faites partie des pilotes les plus chevronnés du peloton. Après la carrière de jockey, pourriezvous faire comme votre ex-confrère Gérald Mossé, qui a endossé depuis peu le costume d’ entraîneur?
C. S. J’ ai appris dans ce métier qu’ il ne fallait jamais trop parler ni trop se prononcer parce qu’ on peut soit changer d’ avis, soit prendre des trajectoires différentes. Si on m’ avait dit il y a 3 ou 4 ans, que je ne monterais que quatre jours par semaine et que j’ aurais le temps le matin de monter des poneys avec des enfants, je n’ y aurais donc pas cru. Être entraîneur, cela demande des facultés humaines
très importantes parce qu’ il faut avant tout savoir gérer son personnel, en plus des chevaux, et gérer aussi les humeurs des propriétaires, ce qui n’ est jamais évident. Il y a 2 ou 3 ans, je vous aurai répondu non, mais là je ne sais pas. J’ ai déjà beaucoup à faire avec la SIPA, mais on verra bien.
G. En 2026, on vous verra donc encore dans les pelotons …
C. S. Dans les pelotons, j’ y serai encore pas mal d’ années. Depuis plusieurs mois maintenant, j’ ai retrouvé l’ envie et la passion. J’ ai vécu une période où je faisais les choses à contre cœur et ça se ressentait. Physiquement, je me sens très très bien. À cheval, je pense que je n’ ai jamais été aussi fort. Hervé( Naggar) a trouvé les montes et les mots pour m’ équilibrer tout le temps. J’ ai envie d’ arrêter au sommet de mon art, ça c’ est certain, mais pourquoi se dire qu’ on va arrêter quand tout va bien.
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Francis-Henri Graffard et Christophe Soumillon, un tandem toujours redoutable dans les Groupes.
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