À LA UNE
la route qu’ en ferry! Il n’ y a pas de raison de créer une seconde écurie.
« JE COURRAI CERTAINEMENT MOINS SOUVENT À AUTEUIL »
G. Aurez-vous des chevaux engagés lors des 48 H de l’ Obstacle à Auteuil?
W. M. Hélas non, car cette échéance arrive trop tôt dans notre calendrier, nos chevaux ne seront pas encore prêts, ce qui est dommage, car en novembre le terrain profond conviendrait à leurs aptitudes. J’ ai de très bons souvenirs à Auteuil, même si je ne pourrais pas détacher une victoire en particulier. C’ est un magnifique hippodrome, mais j’ y engagerai probablement moins de chevaux à l’ avenir car j’ observe que les courses y sont de plus en plus rapides. Or, la vitesse et les courses d’ obstacles ne font pas bon ménage. Il est stressant d’ engager un jeune cheval prometteur ou un très bon cheval lorsqu’ on pense qu’ il peut tomber et s’ accidenter.
G. Justement comment voyez-vous l’ avenir des courses d’ obstacles?
W. M. Nous avons un challenge à relever. Les personnes décisionnaires dans ce sport doivent agir en pensant aux générations futures. Dans le monde d’ aujourd’ hui, nous devons nous soucier de l’ image que nous donnons de notre métier et donc rendre les courses plus sûres, en évitant autant que possible les chutes qui peuvent être horribles à voir. Les courses d’ obstacles exigent un climat tempéré et de bons terrains. C’ est un jeu d’ hiver! On doit privilégier la sécurité des jockeys et des chevaux, placer la lutte contre l’ accidentologie et pour le bien-être animal avant tout. L’ état des terrains doit donc être au centre de nos préoccupations.
G. Vous vous êtes installé comme entraîneur en 1988 avec quatre chevaux à peine. Depuis vous avez gagné toutes les plus belles épreuves ou presque. Quelle est la victoire qui vous a le plus marqué?
W. M. Je dirais le fait d’ être sacré meilleur entraîneur d’ obstacle à la fois en Irlande et en Grande- Bretagne t en 2024 et 2025, car ce n’ est pas une performance qu’ on imagine pouvoir réaliser. Seul Vincent O’ Brien y est parvenu avant moi, il y a soixante-dix ans! Donc c’ est assez unique. J’ ai eu beaucoup de chance durant ma carrière, j’ ai gagné des courses en Irlande, en France mais aussi en Australie, aux États-Unis … Je suis le seul entraîneur européen à avoir remporté le Nakayama Grand Jump au Japon, avec Blackstairmountain en 2013.
Mais mon souvenir le plus fort c’ est bien évidemment la victoire de mon fils Patrick dans le Grand National de Liverpool cette année avec Nick Rockett. C’ était un moment incroyablement intense, d’ autant que l’ écurie a réussi le triplé avec I Am Maximus et Grangeclare West aux deuxième et troisième places!
CI-DESSUS
La plus belle victoire de Willie, celle de son fils Patrick dans le dernier Grand National.
© APRH
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