CHELTEN(MAN) N°14 Novembre 2025 | Page 124

CI-DESSUS
Louisa Carbery et sa fille Sophie.
© APRH
••• joindre, je répondais par sms que j’ étais à l’ hôpital. Certains m’ ont félicitée chaleureusement, mais j’ ai senti que d’ autres n’ étaient pas très sensibles à la situation et ne trouvaient pas cela très normal que je ne sois pas à l’ écurie. Dès mon retour à la maison je me suis remise à regarder les lots le matin, pas par choix mais aussi par obligation. » Hugues Leclercq, directeur de l’ accompagnement pour les salariés des écuries de course à l’ AFASEC 1, affirme que le taux de natalité est inférieur chez les femmes de la filière hippique que dans le reste de la société, même s’ il ignore dans quelle proportion. De fait, Céline Lequien n’ envisage pas d’ avoir un second enfant: « Je me suis remise à cheval une semaine après l’ accouchement, je n’ ai eu aucun mal à retrouver ma condition physique. En plus mon employé s’ est cassé le bras à ce moment-là donc j’ ai repris à fond! Mais pour moi il était inenvisageable de laisser Romy chez une nourrice. On l’ avait pourtant prévu ainsi, mais c’ était trop dur. Ma mère est venue la garder à la maison. Romy se réveille à 2 h pour manger, je me lève à 4 h pour commencer ma journée … c’ est prenant. Je n’ aurais pas assez de temps pour un autre bébé. » Même analyse chez Louisa Carberry: « En bon Irlandais, mon mari aurait été heureux d’ avoir six enfants! Mais Sophie demande déjà pas mal d’ attention. Elle est allée chez une nounou à Senonnes dès ses trois semaines, de 6 h à 13 h du lundi au samedi. Je n’ avais pas le choix et je me disais qu’ elle était mieux chez la nourrice qu’ avec moi aux écuries. Cela me permettait de me concentrer à fond sur mon boulot. Au début, c’ était facile de la prendre dans la poussette pour faire l’ écurie du soir, mais en grandissant, elle s’ est mise à courir partout sans conscience du danger. Ces années ont été très
•••
# 14 124