PARTIE 3 | FREDDY HEAD ET LA DYNASTIE FAMILIALE
Aga Khan et Wertheimer –, il perce rapidement et truste les succès fameux de 1950 à 1960, en France et en Angleterre, avec les Nuccio(« Arc » 1952), Vimy(« King George » 1955), Hafiz II( Champion Stakes 1955), Lavandin( Derby d’ Epsom 1956), Buisson Ardent( Poule d’ Essai des Poulains 1956), Rose Royale( 1000 Guineas et Champion Stakes 1957), Toro( Poule d’ Essai des Pouliches 1957), Yla( Poule d’ Essai des Pouliches 1958), Saint Crespin(« Arc » 1959), Taboun( 2000 Guineas 1959), Ginetta,( Poule d’ Essai des Pouliches 1959), Charlottesville( Prix du Jockey Club et Grand Prix de Paris 1960), etc. Après une petite éclipse, sa réussite reprendra de plus belle dans les années 1970, avec deux nouveaux « Arc », grâce à Ivanjica, en 1976, et à Gold River, en 1981, deux « Jockey Club » supplémentaires, avec Roi Lear, en 1973, et Val de l’ Orne, en 1975, cinq autres Poules d’ Essai, via Riverman, en 1972, Green Dancer, en 1975, et Red Lord, en 1976, chez les poulains, et via Ivanjica, en 1976, et Dancing Maid, en 1978, chez les pouliches, ou encore deux Prix de Diane, avec Pistol Packer, en 1971, et Reine de Saba, en 1978. Après quoi, Alec Head passera définitivement le relais de l’ entraînement à sa fille, Christiane – qui l’ assurera remarquablement –, pour se consacrer à ce qui, au fil des années, est devenu, pour lui, une passion de plus en plus exclusive, à savoir l’ élevage.
« Jockey, entraîneur, mais, avant tout, éleveur » Alec Head, vu par lui-même
C’ est qu’ en 1958 qu’ Alec Head s’ est rendu acquéreur, avec son père et son frère, Peter, autre professionnel de valeur, du haras du Quesnay, site historique de l’ élevage normand, sis à une dizaine de kilomètres de Deauville et ex-fief des grands propriétaires américains francophiles, William- Kissam Vanderbilt et Arthur-Kingsley Macomber. Il veut relancer l’ activité de ce lieu prestigieux, endommagé par la guerre et ses affres, mais demeuré splendide et riche des promesses. Préfaçant le livre Haras de Normandie, en 2013, Alec Head soulignera, à ce sujet: « L’ appel de l’ élevage était le plus fort! J’ étais arrivé à un stade de ma carrière professionnelle, où il fallait que je franchisse le pas. Les origines et les croisements m’ avaient toujours intéressé. Je devais alors aller au-delà de l’ entraînement. Il est vrai que j’ avais eu la chance de côtoyer, en tant que mentor de leurs chevaux, de grands propriétaires-éleveurs, tels Pierre Wertheimer et
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