PARTIE 3
À LA UNE
La réussite de Freddy Head s’ inscrit dans une dynastie familiale, où l’ on pointe également son grandpère, William, son père, Alec, et sa sœur, Christiane. Sans oublier qu’ aujourd’ hui, la relève est assurée par ses enfants, Christopher et Victoria, à leur tour entraîneurs. L’ histoire des courses françaises est indissociable de la famille Head, qui y a joué un rôle déterminant, jusque dans les orientations données à l’ élevage et aux croisements.
La famille Head au haras du Quesnay en 1961.
© APRH
William Head, né en 1890, fut, en quelque sorte, le pionnier. Fils d’ un grand jockey d’ obstacle, il va lui-même poursuivre dans cette voie et s’ imposer comme l’ un des meilleurs cavaliers de son temps, avant de se muer en un entraîneur à l’ avenant dans les deux disciplines du galop. William Head sera ainsi le mentor de deux gagnants du Prix de l’ Arc de Triomphe, Le Paillon, en 1947 – avec lequel il avait remporté la Grande Course de Haies d’ Auteuil, quelques mois plus tôt( sic!) –, et Bon Mot, en 1966, « que » de deux vainqueurs du Grand Steeple-Chase de Paris, Symbole, en 1942, et Méli Mélo, en 1950. Il sellera aussi, entre autres, deux lauréats du Prix du Jockey Club, Le Fabuleux, en 1964, et Goodly, en 1969, une gagnante du Prix de Diane, Stratonice, en 1951, trois vainqueurs de la Poule d’ Essai des Poulains, Mincio, en 1960, Adamastor, en 1962, et Cambremont, en 1965, ou encore un gagnant du Grand Prix de Paris, Chaparral, en 1969. Huit Grandes Courses de Haies d’ Auteuil figurent pareillement à son palmarès, dont celle de Vatelys, en 1946, monté par son fils, Alec.
Tel père, tel fils
Alec Head est né en 1924 et commence, lui aussi, par faire une carrière de jockey, mais, victime d’ une mauvaise chute, il est contraint de jeter l’ éponge assez tôt et devient entraîneur dès l’ âge de 23 ans. Soutenu par de grandes casaques –
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