CHELTEN(MAN) N°14 Novembre 2025 | Page 27

ILS ONT FAIT L’ ACTU
Fils de fermier qui a grandi dans le Shropshire, il explique, « Je n’ ai pas eu de contact direct avec les courses, mais mon arrière-grand-père entraînait à Newmarket à la fin de la Première Guerre mondiale, alors je sens une connexion profonde. J’ ai grandi avec les animaux, la chasse à courre et les Point-to-Point, et mon esprit de compétition m’ a amené aux courses. » La culture de l’ obstacle a conduit George à un premier job chez un Paul Nicholls au sommet de son art. « C’ était l’ époque de Kauto Star et Denman! J’ admire tellement Paul, pour son ambition et sa passion. C’ est un entraîneur incroyable, car il n’ a pas les meilleurs chevaux mais il réussit à bien les placer et les maintenir en santé pour faire carrière. J’ étais seulement lad à Ditcheat, mais j’ ai bien observé comment fonctionnait l’ écurie d’ un point de vue pratique, et avec le recul, je tire toujours des enseignements de mon temps làbas. » Après des passages chez Mark Tompkins et Michael Bell, George Scott travaillait chez l’ entraîneur lauréat de Groupes 1 Eddy Kenneally, aux USA, quand il a été contacté pour devenir assistant de Lady Jane Cecil, veuve du légendaire Sir Henry Cecil. « C’ était une période unique. Certains propriétaires, dont Juddmonte et la famille Niarchos, sont restés fidèles à l’ écurie et c’ était incroyable d’ avoir accès à des chevaux avec de telles origines. » Parmi ces pedigrees prestigieux se détache un certain Noble Mission, propre frère de Frankel. « Il nous a fait vivre une aventure phénoménale, avec en point d’ orgue la victoire dans les Champion Stakes. Quand Lady Cecil a décidé de mettre un terme à sa carrière, c’ était un tremplin parfait pour moi. »
IL NOUS A FAIT VIVRE UNE AVENTURE PHÉNOMÉNALE
George Scott
Grand voyageur
En dix ans, George Scott s’ est forgé sa propre réputation, d’ un entraîneur ouvert vers le monde. Son premier succès de Groupe avait pour cadre la Turquie en 2017, et il a enchaîné depuis avec des voyages fructueux à Dubaï, Bahreïn, Allemagne, Italie, en plus de la France où il s’ est même aventuré à Craon pour gagner le Critérium de l’ Ouest quelques semaines avant son sacre à ParisLongchamp. « Le monde est petit et il est facile de faire voyager les chevaux. Fondamentalement, les chevaux britanniques sont très forts. Il est logique de chercher des opportunités à l’ étranger, surtout quand on considère le coût de l’ entraînement chez nous et le niveau des prix. Cheikh Nasser est mon soutien principal et il est friand de nouveautés et des challenges. Le programme international fait partie de ma réflexion au quotidien, que ce soit pour les allocations ou les opportunités de black type. » L’ exemple type du cheval « made in George Scott » serait Isle Of Jura, passé des handicaps à la gloire à Royal Ascot. « Il a marqué un tournant dans ma carrière et a concrétisé ma relation avec Cheikh Nasser et Cheikh Khalid. C’ était un animal extraordinaire. On l’ a acheté assez peu cher lors de ventes des chevaux à l’ entraînement( N. D. R. L: 150 000 livres chez Tattersalls) et il a gagné la Triple Couronne de Bahreïn. S’ imposer dans les Hardwicke Stakes( Gr. 2) à Royal Ascot seulement trois mois plus tard était exceptionnel. Toute ma famille était présente, et celle de Cheikh Nasser aussi.
PAGE DE GAUCHE
George Scott.
© APRH
CI-CONTRE
Lauréat du Qatar Prix du Cadran, Caballo de Mar a permis à George Scott de signer un premier Groupe 1.
© APRH
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