Francis-Henri Graffard: Passionné des courses et aventurier avec ses chevaux | Page 29

ILS ONT FAIT L’ ACTU me mettre au défi face aux meilleurs. Cela ne réussit pas à chaque fois, mais dans ce métier, l’ expérience compte pour beaucoup. Il faut faire confiance aux chevaux et ne pas avoir peur de tenter des défis. » Déterminé, humble et abordable, l’ entraîneur a construit sa carrière comme il construit celles de ses pensionnaires, ne laissant rien au hasard. Né en Bourgogne, il a découvert les courses grâce à son grand-père qui possédait une ferme avec des vaches et quelques poulinières et chevaux d’ obstacle. Il s’ en est rappelé il y a cinq ans pour un reportage sur Sky Sports Racing: « C’ est mon grandpère qui m’ a amené aux courses. J’ ai accroché tout de suite. Un souvenir marquant de cette époque est une victoire dans une toute petite course à Parayle-Monial, avec un cheval que j’ avais connu foal chez mes grands-parents. J’ ai vraiment vibré ce jour-là. Je n’ étais pas du tout connecté avec le haut niveau. On regardait l’ Arc en famille, alors on s’ intéressait, mais de loin. J’ ai toujours voulu être entraîneur, mais je n’ avais pas d’ entrée dans le milieu. Mon père est avocat, et j’ ai voulu aller à l’ université et découvrir autre chose. J’ ai fait des études de droit, mais je me suis rendu compte que les courses étaient ma passion. J’ avais envie de voyager et je me suis dit; un diplôme en droit me permettra de devenir bon avocat à Lyon, mais les courses me permettront de rencontrer des gens importants et de découvrir le monde. J’ ai toujours rêvé grand … »
J’ AI FAIT DES ÉTUDES DE DROIT, MAIS JE ME SUIS RENDU COMPTE
QUE LES COURSES ÉTAIENT MA PASSION.
Francis-Henri Graffard
Le rêve commence à se concrétiser quand Francis ose postuler pour la formation Flying Start de Godolphin avant de bien maîtriser l’ anglais; « J’ avais appris des phrases par cœur pour l’ interview et ai fait semblant de parler couramment anglais! Ils se sont rendu compte que je n’ étais pas fluent mais ils m’ ont quand même laissé ma chance! » Sur le Flying Start, il découvre le haut niveau du sport hippique, rencontre son épouse Lisa Jane, aujourd’ hui un membre essentiel de la team Graffard, et commence à pousser les frontières. Aujourd’ hui il n’ y a plus de frontières. L’ Europe des courses adore Francis pour son esprit aventurier avec ses chevaux, son charme gaulois et sa disponibilité pour communiquer. Les étrangers peuvent le craindre, car il risque de remporter leurs plus grands prix, mais avec élégance et panache. Il a tout compris. Comme il nous l’ expliquait quelques minutes après cette victoire incroyable de Calandagan dans la Japan Cup, « Je suis soulagé, c’ est hyper stressant. C’ est tellement facile de rester à la maison, au box et jamais s’ exposer. Là, j’ avais le sentiment de me dire, pourquoi je me suis encore infligé ça cette année … J’ ai la chance d’ avoir un cheval exceptionnel et mon staff a fait un travail exceptionnel, c’ est incroyable. »
Bravo Francis!
PAGE DE GAUCHE
Francis-Henri Graffard.
© JC Briens
CI-CONTRE
Calandagan s’ impose du minimum dans la Japan Cup( Gr. 1).
© JC Briens