Comme dans de nombreux pays, le pur-sang arabe n’ échappe pas à l’ attachement du peuple marocain. C’ est avant tout une culture, une longue histoire d’ élevage qui dure depuis plus de cent ans. Son utilisation est multiple, et son apparition dans les courses date des années 1980. L’ élevage orienté et dédié aux pur-sang arabes de courses s’ est accru au fur et à mesure, et ce pendant plus de quarante ans. L’ implication du Maroc pour le développement des pur-sang arabes de courses est de plus en plus forte et s’ est concrétisée, entre autres, avec l’ élection d’ Hicham Debbagh au poste de vice-président de l’ IFAHR (International Federation of Arabian Horse Racing) durant le week-end du Qatar Prix de l’ Arc de Triomphe. Ainsi, le Maroc est le pays, après la Turquie, qui organise le plus de courses réservées aux pur-sang arabes. La SOREC y accorde une attention toute particulière. L’ élection à ce poste représente donc une suite logique, résultat des nombreux efforts et encouragements pour cette filière au Maroc (menés à la fois par la SOREC et les socioprofessionnels marocains), au-delà de l’ honneur et de la confiance que cela représente. Le MIM a permis la tenue du nouveau comité exécutif de l’ IFAHR. L’ un des objectifs évoqués est d’ étendre le rayonnement et l’ organisation des courses de pur-sang arabes en dehors du cercle Maghreb – Proche- et Moyen-Orient – Europe, tout en continuant à soutenir ces zones qui, malgré la tradition, peuvent connaître des difficultés comme c’ est le cas en Angleterre.
Un investissement de tous
Le MIM est une occasion parfaite pour mettre en avant le travail conjoint de la SOREC et des socioprofessionnels impliqués dans la filière pur-sang arabes de courses. Le dimanche est la journée dédiée à ces derniers. Quatre courses majeures y sont organisées: la Listed Prix IFAHR Cup avec 780 000 MAD (env. 72 000 €), le Grand Prix S. A. R Le Prince Moulay Rachid, lui aussi labellisé Listed et doté de 1 100 000 MAD (env. 102 000 €), le Grand Prix de S. A. R Le Prince Héritier Moulay El Hassan, un Groupe 3 riche de 1 340 000 MAD (env. 123 000 €), et le Grand Prix de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, un Groupe 2 de 2 670 000 MAD (env. 245 000 €). La SOREC espère que le Grand Prix de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, actuellement un Groupe 2, pourra obtenir la qualification Groupe 1 prochainement. De nombreux partants étrangers participent au MIM, qui accueille également une épreuve de la Fegentri. L’ institution met en place un programme pour faciliter leur venue, avec une attention particulière sur l’ accueil des chevaux comme des entourages afin que leur expérience se déroule au mieux. En parallèle, la SOREC mène un programme d’ investissement et d’ accompagnement fort pour la génétique. L’ acquisition de Ch’ ezza (Af Albahar), lors de la vente online d’ ARQANA le 13 novembre en partenariat avec le Haras de Thouars, appuie cette politique. Se positionner sur la meilleure génétique permet d’ assurer la pérennité de la filière. La SOREC sponsorise également l’ importation de semence à hauteur de 50%, ce qui représente un effort très important. Concernant les poulinières, si la jument est black type, elle est éligible à une subvention. L’ élevage, c’ est l’ essence de tout! À l’ occasion du MIM, les Français se sont illustrés lors des deux journées. La 16e étape du Défi du Galop – Grand Prix de Sa Majesté le Roi Mohammed VI a vu s’ imposer Agador (Caravaggio) sous la selle de Guillaume Guedj-Gay pour l’ association Kevin Moysset & Charley Lauffer et l’ entraînement d’ Aurélie Vigreux. Moshrif (Dahess) a décroché, quant à lui, le Grand Prix de Sa Majesté le Roi Mohammed VI (Gr.1 – PA) après avoir lutté avec Al Zeer. Représentant de M. Al Kuwari Khalifa Bin Sheail, le fils du regretté Dahess dépend de l’ entraînement de Xavier Thomas-Demeaulte et était associé à Guillaume Guedj-Gay, qui s’ est adjugé sa sixième victoire de Groupe pour l’ occasion.