Freddy Head Recordman N°18 Mai 2026 | Page 83

PARTIE 3 | FREDDY HEAD ET LA DYNASTIE FAMILIALE À LA UNE
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Une journée au haras de Quesnay où Alec Head présentait l ' étalon Bering.
© APRH
Group, un des plus gros producteurs audiovisuels au monde, qui compte dans son catalogue Koh- Lanta, Fort Boyard … Ancien patron d’ Endemol, ce self-made-man a connu une ascension fulgurante en produisant Les enfants de la télé et Loft Story. Sa holding LOV Group détient plusieurs filiales, comme la maison de pâtisserie Ladurée et l’ opérateur de paris Betclic. Elle est aussi spécialisée dans l’ hôtellerie de luxe. Ses palaces comme Les Airelles à Courchevel ou le château de la Messardière à Saint-Tropez donnent une idée du destin potentiel du Quesnay. Aussi confidentiel que son propriétaire, ce projet augure un virage assez grandiose pour ce fleuron de l’ élevage tricolore, fondé en 1907 par William Kissam Vanderbilt, issu d’ une des familles les plus notables des États-Unis, qui bâtit sa fortune dans les chemins de fer et la construction maritime. Homme d’ affaires, propriétaire et éleveur de chevaux, le cofondateur du Jockey Club de New York remporta, entre autres épreuves de prestige, quatre fois le Prix du Jockey Club et deux Grand Prix de Paris entre 1906 et 1919. À sa mort, il vendit non seulement le Quesnay, mais aussi son château de Carrières-sous- Poissy, qui contenait un haras et un hippodrome, à un businessman américain et éleveur du nom d’ Abraham Kingsley Macomber. Durant la Seconde Guerre mondiale, le haras du Quesnay fut occupé par les Allemands et laissé à l’ abandon jusqu’ à ce que William Head et ses fils, Alec et Peter, viennent à s’ en porter acquéreurs en 1958. La suite est plus connue. Au bras de son épouse Ghislaine, Alec Head fit de ces 280 ha un modèle du genre. Dans la lignée de Le Fabuleux et Anabaa, jusqu’ à Trêve, le Quesnay fut un berceau d’ exception dont le prestige dépassa aisément les frontières de l’ Hexagone. La reine Élisabeth II y fit halte à trois reprises. Comme une façon d’ adouber les descendants de l’« English Racing Colony » et de léguer à ce haras de légende ses lettres de noblesse. Pour l’ anecdote, un certain Michel Sardou appréciait énormément son voisinage. On dit du côté de Vauville que la vente du Quesnay l’ aurait incité à vendre sa propriété riveraine.
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