L’ œil de Shai Dahan
Par Pauline Boulc’ h Mascaret
« Mon rêve serait que l’ un de mes chevaux figure à la Fashion Week de Paris ». Shai Dahan a fait ses premières classes dans les rues newyorkaises, jusqu’ à participer au Underbelly Project de New York aux côtés de 102 autres artistes de rues, triés sur le volet, et réunis dans une station de métro abandonnée pour laisser libre cours à leur créativité. Un réel tremplin dans la carrière de cet artiste tombé amoureux des chevaux lors de sa première visite en Suède. « Le Dala est la première chose que j’ ai vue à mon arrivée. Les chevaux étaient tout le temps représentés de manière très carrée et angulaire, j’ ai souhaité les revisiter avec des inspirations plus réalistes. Le Dala offre une fantastique palette d’ expression, avec des couleurs et des motifs pouvant être déclinés à l’ infini. Il permet de véhiculer des messages d’ égalité et de paix, et de ce que le monde devrait être, peu importe la couleur des gens ». Shai Dahan a posé son fantastique Dala sur les murs de Brooklyn sur un bâtiment de 18 mètres, créant un incroyable buzz sur les réseaux sociaux et dans toute la presse suédoise, et a battu son propre record l’ été dernier, grâce à une création de 45 mètres sur un immeuble suédois de la périphérie de Göteborg. « L’ œil avait la taille d’ une fenêtre, et quand vous êtes perchés à peindre, vous vous dites qu’ il faut suivre votre instinct jusqu’ à voir le résultat final. L’ art est une belle leçon de vie. » C’ est aussi dans cette même ville suédoise que l’ artiste avait réalisé une collection de statues de chevaux à taille réelle en fibre de verre, commandée par la FEI pour le Gothenburg Horse Show. Des réalisations spectaculaires dont les bénéfices de la vente ont été intégralement reversés, à la demande de l’ artiste, à un hôpital œuvrant contre le cancer des enfants.
Découvrez son univers: shaidahan. com instagram: shaidahanofficial
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