JOAKIM BRANDT
PIA BRANDT
RENCONTRE
quelque peu stoppés. En réalité, c’ est plus facile maintenant avec 50 chevaux. C’ est plus gérable et nous sommes plus sereins, grâce à de bons propriétaires qui nous permettent de travailler avec des chevaux de qualité. La majorité d’ entre eux sont scandinaves et c’ est un choix de notre part. Nous avons de vrais bons propriétaires, comme M. Blichfeldt et M. Jordanger, qui sont à l’ écurie depuis longtemps.
JOAKIM BRANDT
GALORAMA. Avant d’ arriver en France en 2020, vous aviez officié en Suède. Pour quelles raisons aviez-vous quitté votre pays natal?
Joakim Brandt. Nous sommes effectivement restés 5 ans en tant qu’ entraîneurs là-bas. La Suède était un peu trop petite pour nous du côté des galopeurs. Pour progresser, il faut se donner des défis. Nous avions besoin de challenges plus grands et il fallait donc partir. C’ est plutôt Pia qui a eu l’ idée, et l’ un de nos propriétaires a bien voulu tenter l’ aventure.
G. Pourquoi la France et non pas l’ Angleterre?
J. B. Nous avons choisi la France car les allocations sont meilleures, avec un système qui fonctionne très bien, par rapport aux autres pays de l’ Union européenne. Je ne parlais pas un mot de français quand je suis arrivé. C’ était vraiment difficile pour moi au début, je ne pouvais pas du tout communiquer. J’ ai pris des cours de français pendant un an et demi environ. C’ était beaucoup plus facile pour Pia, qui a toujours pratiqué.
G. Comment parvenez-vous à concilier la vie professionnelle et celle de couple?
J. B. Ce n’ est pas toujours évident mais c’ est quand même plus facile de faire ce métier à deux. Nous avons chacun nos domaines réservés. Personnellement, je suis beaucoup à l’ écurie à cheval et sur les hippodromes. Pia s’ occupe notamment de la communication avec les propriétaires, mais pas que. Pia est vraiment très forte dans son métier, il faut le reconnaître. Elle a quand même remporté de très belles courses comme le Grand Prix de Paris avec Mont Ormel, en partant de quasiment rien. À cette époque-là, nous avions une centaine de chevaux dans l’ effectif contre une cinquantaine désormais.
G. Était-ce un choix de votre part de réduire ainsi nombre de vos pensionnaires?
J. B. Pas vraiment. Ça se passait bien, avec plein de belles courses gagnées, mais le Covid nous a
G. Pourquoi votre nom n’ est apparu au côté de votre femme qu’ en 2020 sur les programmes français?
J. B. Comme nous devions changer de structure juridique, c’ était l’ occasion mais cela n’ a rien changé à notre façon de travailler. Cela ne me dérangeait pas d’ être dans l’ ombre, bien au contraire( rires).
PIA BRANDT
GALORAMA. Comment expliquez-vous votre excellent début d’ année 2026?
Pia Brandt. Nous avons beaucoup travaillé à Chantilly durant l’ hiver, sous la pluie et dans le noir. C’ était dur mais nous avons été récompensés de ces efforts. Les chevaux étaient bien dans leurs valeurs, raison pour laquelle nous avons pu gagner des Quintés. C’ est plus difficile pour certains d’ entre eux désormais, mais ce qui est pris n’ est plus à prendre!
G. Quel a été votre parcours avant de poser vos valises en France en 2005?
P. B. J’ ai toujours été attirée par les chevaux. Ma mère travaillait au Jockey Club suédois tandis que mon père avait plusieurs casquettes. Il était gentleman-rider, s’ occupait de l’ ambulance sur les hippodromes, avait une société de transport pour les chevaux … Avant de m’ installer entraîneur, j’ ai fait des études générales et j’ ai essayé beaucoup de métiers. Tout en montant toujours à cheval, j’ aitravaillé dans des restaurants, dans des bureaux, à l’ hôpital: j’ ai tout fait pour gagner ma vie.
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