Freddy Head Recordman N°18 Mai 2026 | Page 117

FOCUS RACES

A

A comme Amour du cheval pour Adrien Fouassier « Je suis passé par les courses de poneys dans l’ Ouest quand j’ étais môme. Quand j’ étais encore jockey, mais en train de construire ma future carrière d’ entraîneur, c’ était le lancement de l’ association par Cécile Madamet. J’ ai eu envie de soutenir la filière poney qui m’ avait rendu heureux, envie d’ un poney pour mon fils qui venait de naître, envie de me projeter dans l’ avenir. Je suis très attaché aux courses de poneys. C’ est un véritable vivier de jockeys, une excellente école, l’ occasion de rencontrer de grands espoirs et de voir surtout s’ exprimer l’ amour du cheval, ce qui me plaît le plus. Le vieux cavalier aigri et brutal, je ne peux plus du tout, ni le matin, ni aux courses. Au contraire, les enfants joyeux et reconnaissants, c’ est un vrai plaisir. Ils parlent à leurs poneys en les préparant, se fondent dans leurs encolures quand l’ émotion les submerge après une victoire, leur parlent tout bas après avoir ruminé une déception, pensent au petit bonbon quoi qu’ il se soit passé en piste. Leur sourire aux courses, les voir faire des câlins et des bisous aux poneys, ça me touche vraiment profondément ».

A

A comme Attendrissement pour Pascal Détré « Voir les progrès de Zoé, c’ est hyper attendrissant, elle irradie de bonheur à cheval ou à poney. Elle ne cesse de franchir des caps, de multiplier les disciplines, de former sa ponette et de se former elle-même. Mais pas de pression, que du plaisir! On verra bien ce que ça va donner avec sa ponette Cottage Flower, mais je vois de la maturité, de l’ assurance, de la reconnaissance grandir en Zoé, et cela me réjouit. C’ est aussi une histoire d’ affection profonde pour ses parents que de l’ accompagner ».

E

E comme Engagement pour Richard Evain « Avoir un poney de course, qu’ on met à la disposition d’ un ou plusieurs enfants, c’ est aussi une façon pour moi de m’ engager pour l’ avenir de la filière. Être éleveur et propriétaire, c’ est une position forte, pas toujours facile dans les mauvaises passes, mais tellement géniale quand ça va. Avec les enfants et leurs poneys, c’ est une façon de dire mon optimisme, mon enthousiasme pour l’ avenir des courses ».

GP

G comme Gagner pour Adrien Fouassier « Le côté compétiteur prend le dessus au moment du parcours et au passage du poteau. J’ arrive à le gommer et à passer outre plus rapidement avec les poneys car il y a moins d’ enjeux. Je vais vite consoler le petit, mais c’ est vrai que la gagne c’ est profondément en moi. »
P comme Partager pour Adrien Fouassier « Les échanges avec nos jeunes pilotes sont doux et gentils, il y en a plein de très mignons: des cartes de vœux, des souvenirs des victoires, des appels pour reparler d’ une course loupée, des vidéos des poneys en préparation, des photos. On a un métier de compétition, et le plaisir de juste faire plaisir, ça fait vraiment du bien. De les voir vibrer, ça a un côté un peu magique. »

P

P comme Passion et Plaisir pour Pascal Adda « J’ ai acheté un premier poney pour Malone Favriaux, dont le père travaillait chez moi. J’ ai ensuite acheté 2 poneys à Craon, confiés à Erwan Ferté et Brune Trapenard par envie de transmettre. Gamin, je faisais du concours, et je montais les chevaux de club, pas toujours des pépites … J’ aurais adoré qu’ on me confie un poney, alors j’ essaie de rendre cela possible pour des jeunes aujourd’ hui! C’ est une façon de partager ma passion. Je reçois des petites photos, des notes vocales après les courses, des vidéos. J’ adore quand ils me racontent leurs parcours, j’ aime bien partager ça avec eux. Je suis leurs engagements avec entrain. Leur passion est très pure, tournée vers leurs poneys sans pression, à part celle de toujours faire mieux, et c’ est formidable de retrouver cette approche. De plus, je reste très léger, je ne veux pas transmettre de pression, ça doit rester du plaisir. Voir leur sourire, c’ est le plus satisfaisant. Ils ne deviendront pas tous jockeys, ni cavaliers d’ entraînement, ni même amateurs, mais tous, ils continueront à venir sur un hippodrome, à parler positivement des courses après s’ être amusés à poney ».
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