Le mécanisme de la respiration
PÉDAGO
Le mécanisme de la respiration
Lorsque le cheval respire, l’ air entre par son nez et descend dans sa trachée, traversant ensuite les bronches puis les bronchioles pour atteindre les alvéoles. L ' échange entre l ' oxygène et le dioxyde de carbone se fait dans ces alvéoles qui ressemblent à de petits sacs et sont tapissées de minuscules vaisseaux sanguins, les capillaires pulmonaires. Les alvéoles absorbent l’ oxygène contenu dans l ' air avant de l ' envoyer dans le sang qui le fait circuler dans tout le corps et notamment les muscles. Le dioxyde de carbone, déchet des cellules du corps, fait le chemin inverse: du sang aux alvéoles pulmonaires, avant d’ être expiré. La fréquence respiratoire du cheval au repos est de 10 à 12 cycles( une inspiration puis une expiration) par minute. Elle peut grimper jusqu’ à près de 80 cycles après cinq minutes de galop. Les poumons du cheval sont capables de stocker environ 50 litres d’ air, contre 3 à 6 litres chez l’ humain. Détail étonnant: 60 % de cet air inspiré est inutile au cheval. Il n’ atteint pas les poumons mais reste dans la cavité des naseaux, la trachée, le larynx … Ce ratio descend à 20 % en cas d’ effort intense. Si le cœur est un muscle que l’ entraînement transforme, les poumons eux sont un « simple » organe qui n’ a pas la capacité de changer grâce au travail. Mais l’ entraînement développe le métabolisme du cheval dans son ensemble: les muscles, l’ efficacité cardiaque, la capacité de l’ organisme à éliminer les déchets … les poumons sont alors en mesure de transmettre l’ oxygène au sang plus rapidement. Cette machine si bien conçue et huilée devient moins performante dès qu’ un facteur extérieur( virus, allergie respiratoire...) s’ immisce dans ses rouages.
Endoscopie embarquée sur un poulain trotteur durant un travail intense.
© Dr Tanguy Hermange
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