3 disciplines, une même méthode
Tous les poulains sont élevés ensemble, indépendamment de la discipline à laquelle ils seront destinés plus tard. « C’ est pareil, il faut en prendre soin. Il faut faire attention aux aplombs, à la nourriture …, détaille l’ éleveur. Quand je commence à faire sauter les chevaux de concours, vers 1 an, les trotteurs et les pur-sang sautent aussi. À cet âge, c’ est juste de l’ éducation. On leur apprend à tourner à main droite, à main gauche. On leur fait passer des barres au sol. C’ est juste pour leur apprendre un petit peu le futur. Je n’ en ai pas 50, mais j’ aime bien m’ occuper de l’ entraînement des trotteurs. C’ est mon petit moment détente. J’ avais une autre trotteuse de qualité, qui est maintenant poulinière. Lorsqu’ elle était à la maison, c’ est moi qui l’ entraînais, j’ allais sur les pistes ou j’ allais à la plage avec. » Éric Levallois a déjà fait naître des chevaux qui se sont particulièrement distingués dans le jumping comme dans le trot. « J’ ai eu la chance de faire naître Élie de Beaufour, un super trotteur qui a gagné de très belles épreuves. Pour moi, c’ est une fierté. C’ est sûr qu’ il y a des courses qui sont plus ou moins prestigieuses. Mais déjà, de gagner, ça fait plaisir. Il y a aussi eu Joligirl Beaufour, qui a remporté 6 courses. Je prends autant de plaisir à voir Dynastie de Beaufour gagner un Grand Prix de jumping que d’ aller voir mon cheval enlever une belle course à Vincennes. Le trotteur, ça prend les tripes. Il faut vraiment vivre la chose pour le pour le savoir. » Chaque discipline a ses émotions et ses événements phares. « Dans les chevaux de selle, quand tu élèves des chevaux qui font bien sur des grands prix internationaux 5 *, c’ est quand même le summum. Mais déjà, de produire de bons chevaux, ça me va. Non seulement ça fait plaisir, mais ça concrétise un peu tout le travail que tu as investi, le temps passé, les réflexions sur les croisements, etc. C’ est une satisfaction. Dans le trot, c’ est pareil, c’ est une satisfaction et un remerciement au travail. Mais sportivement, il faut vraiment avoir un cheval qui gagne à Vincennes dans sa vie. Le nombre de gens que tu vois pleurer à Vincennes, quand leur cheval y gagne une course, c’ est impressionnant. »
CI-DESSUS
Élie de Beaufour avec Jean-Michel Bazire à Vincennes.
© APRH
CI-CONTRE
Dynastie de Beaufour.
© Marie-Hélène Blanchet
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