Yalla Shabab | Page 56

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Carnet de voyage

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Jour 14: 1er novembre

Balades dans la Vieille Ville, notre dernière journée en Palestine

La compagnie aérienne ayant reporté notre horaire de retour, nous bénéficions d’ un jour‘ en plus’ à Jérusalem, hélas sans les Palestiniens qui n’ ont pas obtenu de permis d’ entrée de la part de l’ occupant. Sans programme à tenir nous nous séparans en petits groupes et partons nous plonger dans les méandres du coeur de Jérusalem.
Il pleut sur Jérusalem comme il pleut sur nos cœurs
Ce matin il pleut. C’ est le dernier jour, mais pas prévu dans le programme. Nous avons toute la journée pour explorer librement Jérusalem. Malgré l’ excitation d’ être dans une des villes les plus folles du monde, on se réveille un peu morose parce que les Jalbounais nous manquent déjà. Certains vont même jusqu’ à calculer qu’ en une journée, ils auraient peut-être le temps d’ un aller-retour à Jalboun!
Le groupe se scinde en deux. Le sous-groupe des musulmans décide d’ aller à la mosquée Al Aqsa pour la prière de midi « Dohr ». Arrivées sur l’ esplanade, les filles vont vers le dôme du rocher rejoindre d’ autres groupes de femmes tandis que les garçons se dirigent vers Al Aqsa. Cette mosquée nous impressionne par sa grandeur et sa splendeur. Nous, les garçons, prions ensemble, côte à côte, après avoir marché longtemps dans un long couloir bordé de colonnes et tapissé de rouge. L’ ampleur et la solennité du lieu, troisième haut lieu de l’ islam, nous emplit d’ émotion. Nous sommes reliés à la tradition et à notre histoire. A la sortie, nous nous retrouvons sous la pluie et cherchons un abri sous un préau avec d’ autres groupes de touristes. Suite à un malentendu entre nous, Mehdi décide de partir tout seul de son côté. Il prend un tram sans trop savoir où il va! En fait il est dans Jérusalem Ouest et retrouve là des images familières de l’ Occident: des rues propres, des vitrines chics, des restaurants, des boulangeries avec des baguettes parisiennes....
Quand mystique rime avec politique
Pendant ce temps, le groupe « nonmusulman », un peu perdu dans la vieille ville, arrive par hasard devant le Mur des lamentations. Du coté des hommes, des kipas sont distribuées pour approcher le mur. Nous passons tous la journée à déambuler au hasard dans les ruelles. Parfois, sur de petits écriteaux, on peut lire des choses comme « Ici Jésus s’ est assis », « Ici est née la vierge Marie », « Ici Mahomet rencontra untel »… C’ est vraiment une ville mystique. On entre dans l’ Église du Saint Sépulcre, où la folie règne. A l’ intérieur, plusieurs courants religieux sont représentés, chacun par une chapelle différente. C’ est un vrai labyrinthe de pièces et de coins, agencés de manière anarchique où une foule de pèlerins, de différents pays se