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Ramallah la nuit. Je ne suis pas vraiment à l’ aise avec un groupe de filles sous ma responsabilité. On se sent tellement en sécurité au village que cet environnement urbain, béton et absence d’ horizon, met en éveil. Nous ne croisons pas une seule femme dans la rue. Nous arrivons sur un coin avec à l’ angle une épicerie. Sur le trottoir, un vendeur de maïs grillé et à son côté trois colosses aux têtes de boxeurs. Ils ne sourient pas et me regardent fixement. Mon premier réflexe est la méfiance, mais je ne me sens pas menacé et me dirige vers eux; « Salam Aleykoum ». L’ un d’ entre eux, le plus massif, un bestiau d’ au moins une centaine de kilos me répond; « Aleykoum Salam ». Il me tend la main et me sourit largement. Ses deux amis me saluent également. Il me dit, en me regardant avec assurance; « Ici, vous êtes chez vous. Vous pouvez marcher tranquile. Vous ne risquez rien. Vous êtes chez vous ». Ses deux amis acquiescent de la tête. Ils me saluent et nous nous séparons. Il ne cherchait rien d’ autre, même pas discuter. Il souhaitait simplement que nous sachions qu’ il était heureux que nous soyons là. C’ est une véritable leçon d’ hospitalité.- Alexis- temoignage
Carnet de voyage
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luxueux et typiquement palestinien: copieux, savoureux, chaleureux, tout en répondant à nos questions. nous ne sommes pas les bienvenus. Nous faisons rapidement le chemin inverse et prenons un long détour en direction de Ramallah. Nous longeons le mur, déstabilisant et morbide. Nos retards accumulés nous obligent malheureusement à annuler une rencontre prévue avec l’ association palestinienne Breaking the Wall. en compagnie des Palestiniens, les différences de langues demandent une attention soutenue. La journaliste partage avec nous un repas
Après avoir déposé nos bagages à la guest house où nous allons dormir, nous ressortons en ville en plusieurs groupes pour une ballade nocturne dans les rue de Ramallah. Après l’ occupation très présente de la vieille ville d’ Hébron, l’ absence de colonies et de soldats israéliens nous saute aux yeux. Nous nous endormons, très tard encore une fois, après un dernier regard sur la grande mosquée qui fait face à notre guest house.
Dernière soirée avec nos amis palestiniens
Une fois arrivés à Ramallah nous nous perdons assez longtemps dans la ville dense, lumineuse, et superactive. « Ramallah, c’ est le Paris palestinien » nous dit Khaled, qui a vécu dans la capitale provisoire un certain temps. Nous trouvons enfin la grande tour de Palestine ou « Burj Falastin », un gratte-ciel imposant et moderne qui contraste avec Jalboun et les paysages que nous venons de traverser. Du restaurant, la vue sur la ville est imprenable. Au dernier étage, la tour tourne même sur elle-même pour permettre d’ apprécier le panorama complet. Nous avons rendez-vous avec Valérie Féron, une journaliste française installée en Palestine. Elle revient sur la Nakba et nous éclaire sur l’ histoire du conflit israélo-palestinien. Toute l’ intervention est traduite en direct par Hani. Comme lors de toutes nos visites
Une tête de boxeur croisée dans la nuit
Ramallah la nuit. Je ne suis pas vraiment à l’ aise avec un groupe de filles sous ma responsabilité. On se sent tellement en sécurité au village que cet environnement urbain, béton et absence d’ horizon, met en éveil. Nous ne croisons pas une seule femme dans la rue. Nous arrivons sur un coin avec à l’ angle une épicerie. Sur le trottoir, un vendeur de maïs grillé et à son côté trois colosses aux têtes de boxeurs. Ils ne sourient pas et me regardent fixement. Mon premier réflexe est la méfiance, mais je ne me sens pas menacé et me dirige vers eux; « Salam Aleykoum ». L’ un d’ entre eux, le plus massif, un bestiau d’ au moins une centaine de kilos me répond; « Aleykoum Salam ». Il me tend la main et me sourit largement. Ses deux amis me saluent également. Il me dit, en me regardant avec assurance; « Ici, vous êtes chez vous. Vous pouvez marcher tranquile. Vous ne risquez rien. Vous êtes chez vous ». Ses deux amis acquiescent de la tête. Ils me saluent et nous nous séparons. Il ne cherchait rien d’ autre, même pas discuter. Il souhaitait simplement que nous sachions qu’ il était heureux que nous soyons là. C’ est une véritable leçon d’ hospitalité.- Alexis- temoignage