Yalla Shabab | Página 50

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Carnet de voyage

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Jour 12: dimanche 30 octobre

Encore tant de choses à découvrir et à vivre.

De Hébron à Dahriya, puis de Dahriya à Ramallah, nous passons beaucoup de temps sur la route aujourd’ hui. Une occasion de plus de découvrir les paysages cisjordaniens par les fenêtres du bus d’ Abu Antar. La fatigue est très présente mais nous n’ en tenons pas compte, ne voulant rien manquer des multiples rencontres qui s’ offrent à nous.
vue sur le village. Nous mangeons tous ensemble un repas de falafels, chawarma et crudités offerts par l’ association qui nous accueille. Aboodi, un musicien ami de Sylvain, commence à jouer des airs traditionnels au oud. Il est petit à petit rejoint par tous. Les palestiniens connaissent tous les airs et chantent sur plusieurs voix, c’ est vraiment beau.
Erasmus rencontre Erasmus
Réveil difficile à la Guest house d’ Hébron: le groupe est épuisé et digère encore l’ éprouvante visite de la vieille ville d’ Hébron la veille. On prend le bus dans la précipitation pour Al Dahriya, un petit village à 25 kilomètre de là, pour y rencontrer un groupe de jeunes des associations Jeunesse Solidaire, YEP et Hébron-France. Ces volontaires viennent de France, d’ Italie et de Palestine et participent comme nous à un projet Erasmus +. Ils sont arrivés en Palestine 2 jours plus tôt et viennent pour faire un « workshop » sur le thème de l’ identité. Avec eux, nous participons par petits groupes à des débats à la Hosh el-Raba autour de l’ identité, de la laïcité et des valeurs européennes. Cela nous permet de nous rencontrer, d’ échanger nos impressions et de prendre du recul. Nous retrouvons chez eux l’ état d’ incompréhension et
« nous passons compulsivement de l’ excitation nerveuse à l’ assoupissement. »
d’ émerveillement que nous avons vécu aux premiers jours de notre voyage. Nous sommes tous exténués: les comptes rendus se font difficilement car nous avons du mal à nous concentrer et passons compulsivement de l’ excitation nerveuse à l’ assoupissement.
Nous traversons une partie du village pour rejoindre le lieu où nous allons déjeuner. C’ est une jolie maison ottomane rénovée par l’ association Riwaq, comme la Beit de Jalboun. Elle y ressemble un peu et sa terrasse offre une magnifique
Trois heures de route pour contourner les colonies qui cernent Bethléem et Jérusalem
On reprend la route! Comme toujours, une ambiance festive règne dans les mini-bus qui nous conduisent à Ramallah. Certains s’ assoupissent malgré la musique. Les paysages sont beaux et changent très souvent. Nous passons par des lieux parfois très verts, parfois très cultivés, parfois très arides voir désertiques, parfois montagneux. Nous sommes impressionnés par la diversité des paysages palestiniens. Certaines zones ne sont qu’ un gruyère de colonies, grillages et check-point, entrecoupées de quelques villages palestiniens et même de campements de bédouins accompagnés de leurs troupeaux de moutons.
Passant par Bethléem, nous faisons l’ erreur d’ emprunter une route réservée aux Israéliens. L’ accueil des militaires qui surveillent l’ entrée de celle-ci, mitraillette pointée sur nous, nous fait comprendre que