29
Carnet de voyage
29
Jour 6: lundi 24 octobre
L’ olivier, racine de la Palestine
Présente dans tous les plats, l’ olive est un ingrédient majeur de la culture palestinienne. En ce mois d’ octobre, la saison est celle de la cueillette et nous sommes tous invités à y participer chez un Jalbounais. Nous découvrons alors avec joie ce qui nous apparaît comme l’ activité essentielle du village.
Les oliviers de Jalboun
Cette journée est dédiée à la cueillette des olives. Bien que cela soit prévu depuis longtemps, nous ne savons qu’ au dernier moment où et quand nous irons. Ce sont les aléas du voyage: notre programme doit sans cesse s’ adapter aux réalités que nous rencontrons, ce qui nous donne le sentiment agréable d’ être en improvisation permanente.
Nous allons finalement chez Ibrahim Abdala Abualrob, le père de Sulafa, qui possède une grande propriété entourée d’ oliviers. Kheyra et Mehdi, qui ne se sentent pas très bien, ont décidé de rester au lit pour se reposer. Depuis le début du voyage, toutes nos journées ont été très longues et la fatigue commence réellement à se faire ressentir sur le groupe. Les Jalbounaises viennent nous chercher à la Beit et nous partons en direction des oliviers. Nous sommes merveilleusement bien accueillis par la mère de Sulafa et par sa grand tante, qui nous souhaitent la bienvenue et nous proposent à tous un café. Le père, Ibrahim, a travaillé 8 ans à Porto Rico et est très heureux de pouvoir parler espagnol avec ceux qui le peuvent. Nous nous mettons au travail.
« Elles se moquent même gentiment de notre motivation »
Les oliviers ne sont pas très hauts mais assez larges. Nous étendons de grandes bâches en plastique sous l’ un d’ eux, puis nous cueillons ses olives et les jetons sur les bâches. Omar chauffe l’ ambiance et fait chanter tous les travailleurs. Khaled et Sylvain, montés dans l’ arbre pour atteindre les olives les plus hautes, nous lancent quelques projectiles. Malgré la chaleur, l’ atmosphère est agréable et nous avançons bien.
Quand l’ arbre est épuisé, nous regroupons toutes les olives sur la même bâche et nous passons à un autre arbre. Nous en ferons quatre comme ça. La plupart des Palestiniennes nous regardent travailler